Vous comptez installer des panneaux solaires, mais vous n’avez pas encore choisi votre onduleur ? Vous avez raison de prendre votre temps, puisque l’onduleur est un élément primordial d’une bonne installation.
Il en existe de plusieurs sortes (onduleur central, micro-onduleur, onduleur hybride) et de toutes les puissances.
Dans ce guide, découvrez comment bien choisir votre futur onduleur en toute simplicité.
En résumé :
- L’onduleur est un élément central de toute installation solaire. C’est lui qui assure la sécurité du réseau électrique du foyer et optimise la production d’énergie solaire.
- La puissance d’un onduleur doit égaler 80% de la puissance de votre installation en Wc (Watt-crête).
- La puissance d’un micro-onduleur doit égaler 75% de la puissance de votre installation en Wc (Watt-crête).
- Un bon dimensionnement est nécessaire pour ne pas brider son installation sans surinvestir.
Le rôle de l’onduleur dans votre installation solaire
Convertir le courant continu en alternatif : la fonction principale
L’onduleur est un équipement essentiel pour toute installation solaire photovoltaïque. Son rôle est de convertir l’énergie produite par les panneaux solaires, qui arrive en courant continu, en courant alternatif, utilisable par les appareils et équipements électriques de votre foyer.
L’onduleur a également un rôle sécuritaire : il protège le réseau électrique du foyer de toute anomalie électrique, comme une surintensité, en coupant directement le courant en cas de défaillance.
Les autres fonctions utiles à connaître
L’onduleur sert principalement à convertir l’énergie du CC (courant continu) en CA (courant alternatif).
Mais il ne s’agit pas de sa seule fonctionnalité !
Les onduleurs actuels sont connectés et il est possible de suivre en temps réel, via une application, la production totale d’énergie de vos panneaux solaires, la quantité d’énergie utilisée par le foyer ou directement injectée dans le réseau.

L’onduleur dit hybride sert également à générer l’alimentation de batteries solaires, en renvoyant l’électricité en surplus vers ces solutions de stockage ou en puisant dans les batteries lorsque la production ne permet pas de compléter la consommation électrique du foyer.
Onduleur central, micro-onduleur ou hybride : lequel correspond à votre projet ?
Bien que l’on parle d’un onduleur, il existe en réalité trois types d’onduleurs, aux fonctionnalités et caractéristiques différentes.
- L’onduleur central
- Le micro-onduleur
- L’onduleur hybride
L’onduleur central : fiable et économique
Lorsqu’on parle d’un onduleur central, on parle de l’onduleur classique qui sert à convertir et optimiser l’ensemble de la production solaire. Celui-ci est généralement le plus recommandé pour les installations classiques et homogènes, avec une orientation et une inclinaison similaires.
L’avantage : un seul équipement pour toute l’installation, avec une maintenance réduite et un prix accessible.
Le seul point négatif ? Avec un onduleur central, les panneaux sont branchés en série. Ce qui signifie qu’en cas de défaillance d’un seul panneau, c’est tout le système qui peut être à l’arrêt.
- Pour qui : les particuliers, les entreprises
- Quel type d’installation : installation classique et homogène sans contraintes particulières
- Le prix : 1 000 € – 3 000 €
- La durée de vie : de 10 à 15 ans
Les micro-onduleurs : pour les installations complexes ou évolutives
Les micro-onduleurs remplissent la même fonction que l’onduleur central : transformer le courant continu produit par les panneaux photovoltaïques en courant alternatif directement utilisable.
La grande différence est qu’il n’y a cette fois pas un seul onduleur pour l’ensemble de l’installation, mais un micro-onduleur par panneau (ou par couple de deux panneaux).
Ces derniers ne sont plus branchés en série, donc en cas de défaillance un seul module perd en productivité sans impacter le reste du parc.
Un autre atout des micro-onduleurs est leur évolutivité : vous pouvez ajouter à votre installation des modules couplés à de nouveaux micro-onduleurs à tout moment.
Cette opération est plus délicate à réaliser avec un onduleur central.
- Pour qui : les particuliers et les entreprises
- Quel type d’installation : grande installation ou amenée à évoluer. Panneaux avec une plus faible exposition que d’autres.
- Le prix : 100 € – 400 € par unité
- La durée de vie : de 20 à 25 ans
À NOTER
Bien que plus efficaces pour garantir un rendement maximal de votre installation, les micro-onduleurs représentent un investissement plus important que l’achat d’un seul onduleur central.
L’onduleur hybride : anticiper le stockage dès aujourd’hui
L’onduleur hybride est un nouveau type d’onduleur intelligent, nécessaire pour les installations solaires avec batterie.
Ce type d’onduleur dirige le surplus d’énergie vers vos batteries de stockage, et y puise de l’énergie en cas de besoin du foyer.
La plupart des onduleurs hybrides possèdent également une fonction back-up, qui leur permet de fonctionner et continuer à alimenter le foyer en énergie solaire suite à une coupure du réseau. C’est le cas par exemple de l’onduleur hybride Solis.
- Pour qui : les particuliers et les entreprises
- Quel type d’installation : installations avec batteries de stockage.
- Le prix : 1 000 € – 3 000 €
- La durée de vie : de 10 à 15 ans
Les paramètres clés du dimensionnement
Avant d’acheter un onduleur, il est nécessaire de bien le dimensionner. Dimensionner un onduleur permet de choisir un équipement avec une capacité suffisante pour combler les besoins du foyer, sans pour autant surdimensionner, au risque de payer un investissement trop important et difficilement rentable.
Voici les paramètres à prendre en compte :
La puissance : le ratio fondamental de 80 %
On pourrait croire qu’une puissance d’onduleur égale ou supérieure à la puissance crête de votre installation est la solution la plus efficace pour vous délivrer une production maximale d’électricité.
Mais, en réalité, la puissance idéale de l’onduleur se situe autour de 80 % de la puissance nominale de votre parc photovoltaïque.
En effet, un ratio plus important provoque un taux de charge trop faible pour assurer un rendement de conversion optimisé.
On pourrait résumer cette idée comme ceci : une puissance trop élevée entraîne paradoxalement un fonctionnement en sous-régime de l’onduleur.
Voici un exemple pour illustrer concrètement le rapport idéal entre la puissance de l’onduleur et la puissance de l’installation :
Imaginons que votre future installation solaire développe une puissance maximale de 3 kilowatts-crête (kWc), soit 3 000 Wc.
(3 000 x 80) ÷ 100 = 2 400
80 % de 3 000 Wc correspondent à 2 400 W. La puissance idéale de votre onduleur devra donc être située autour de 2 400 W, soit 2,4 kW.
Mais pour les micro-onduleurs, le calcul est légèrement différent puisque la puissance doit correspondre à environ 75 % de la puissance développée par le panneau photovoltaïque auquel il est couplé.
Voici un exemple du calcul à effectuer si vous choisissez par exemple d’installer des panneaux AE Solar 500 Wc :
(500 x 75) ÷ 100 = 375
Vous devez donc privilégier l’achat de micro-onduleurs disposant d’une puissance située autour de 375 W, comme l’APSystems DS3-L par exemple.
Intensité, tension et plage MPP : les 3 autres critères
Les autres critères qui entrent en compte sont :
- L’intensité, à savoir la capacité de débit électrique
- La tension, exprimée en volts
- La plage MPP, à savoir la tension minimale et maximale à laquelle fonctionne votre onduleur
L’intensité pour commencer désigne le débit de charge électrique. Elle est mesurée en ampères (A). Dans un branchement en série, l’intensité des panneaux ne s’additionne pas. Il n’y a donc pas de risque de choisir un onduleur à l’intensité trop basse.
Nous vous conseillons cependant de vérifier que l’intensité de sortie de votre onduleur est suffisante pour alimenter l’ensemble des appareils que vous utilisez de manière simultanée.

La tension correspond à la force qui fait circuler le courant. Un point important à noter est que la tension de votre onduleur doit être égale ou supérieure à la tension de l’ensemble de votre parc photovoltaïque.
Enfin, le MPP (Maximum Power Point) peut être défini comme le point de fonctionnement à puissance maximale d’un onduleur.
Il est exprimé par deux valeurs indiquées dans les spécificités techniques, par exemple « 90 – 520 V » pour l’onduleur Solis 4G Monophasé.
Il est crucial de vous assurer que la tension de l’ensemble de votre parc solaire est comprise entre ces deux nombres afin de garantir une puissance et une productivité optimales pour votre installation.
Les étapes du dimensionnement en pratique
Évaluer vos besoins et estimer la puissance de l’installation
Vous l’aurez compris, le dimensionnement d’un onduleur solaire dépend avant tout du dimensionnement de votre installation.
Mais pour savoir le nombre et la puissance des panneaux à mettre en place, il est nécessaire de commencer par identifier clairement vos besoins et vos objectifs :
- Quelle est votre consommation électrique annuelle ?
- Souhaitez-vous fonctionner en autoconsommation ?
- Voulez-vous dégager un revenu avec la vente totale ou partielle de l’électricité produite par vos panneaux ?
Une fois que vous avez répondu à ces questions, vous pouvez facilement estimer la puissance optimale de votre installation.
Choisir et configurer son onduleur avec les bons outils
Pour calculer le dimensionnement idéal de votre futur onduleur vous-même, il suffit de :
- Se baser sur un ratio de 80% de la puissance crête de votre installation.
- Vérifier la compatibilité MPP et l’intensité idéale.
Afin de vous aider, n’hésitez pas à utiliser notre configurateur en ligne, qui vous recommandera le meilleur onduleur pour vos panneaux solaires !
Durée de vie et entretien de l’onduleur
Combien de temps dure un onduleur solaire ?
Un onduleur solaire central, classique ou hybride, affiche une durée de vie moyenne comprise entre 10 et 15 ans. Sa garantie, elle, est souvent fixée entre 5 et 10 ans pour les meilleurs modèles.
Un micro-onduleur solaire, quant à lui, a une durée de vie bien plus longue, généralement de 20 ans et pouvant même atteindre 25 ans.
Entretien minimal mais indispensable
Bonne nouvelle, votre onduleur n’a pas besoin d’un nettoyage ou d’un entretien spécifique tout au long de l’année.
Tout ce qu’il faut est de :
- Nettoyer annuellement les grilles de ventilation à l’aspirateur ou avec un chiffon légèrement humide.
- Vérifier les voyants de l’onduleur et les alertes de l’application de monitoring de temps en temps.
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Vos questions sur LE DIMENSIONNEMENT D’UN ONDULEUR SOLAIRE
Pourquoi sous-dimensionner volontairement l’onduleur ?
La puissance crête d’une installation solaire est une puissance maximale théorique atteinte lorsque les conditions idéales sont réunies.
Or, en situation réelle, les panneaux solaires ne produisent jamais 100% de leur capacité, d’où l’intérêt de sous-dimensionner son onduleur à 80% de la puissance totale.
Peut-on prévoir une marge de surdimensionnement ?
Il peut être utile de prévoir une légère marge de surdimensionnement au cas où vous souhaiteriez ajouter des panneaux à votre installation dans le futur. Attention toutefois, veillez à ce que les puissances de votre parc initial et de votre potentiel parc étendu restent compatibles avec les spécificités techniques de l’onduleur.




