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Comment déclarer les revenus de vos panneaux photovoltaïques aux impôts

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Tirelire et calculatrice posées sur un panneau solaire avec des pièces de monnaie, symbolisant les économies et la rentabilité d'une installation photovoltaïque

Vous avez reçu un virement d’EDF OA pour la revente de votre électricité solaire ? La déclaration de ces revenus aux impôts est obligatoire, même si votre installation est exonérée. Que vous soyez en autoconsommation avec vente du surplus ou en vente totale, vous devez remplir le formulaire 2042C Pro chaque année.

Les règles fiscales dépendent de la puissance de votre installation (seuil de 3 kWc), du montant perçu et de votre statut (particulier, copropriété, entreprise). Voici tout ce qu’il faut savoir pour déclarer vos revenus photovoltaïques en 2026 sans erreur.

Ce qu’il faut retenir

  • Tout propriétaire ayant signé un contrat EDF OA ou ELD doit déclarer ses revenus solaires, même en cas d’exonération fiscale.
  • Les installations de 3 kWc ou moins sont exonérées d’impôt sur le revenu, à condition d’être un particulier raccordé en 2 points maximum.
  • Au-delà de 3 kWc, vos revenus sont imposables avec un abattement automatique de 71 % en régime micro-BIC.
  • Le formulaire de référence est le 2042C Pro, disponible gratuitement sur impots.gouv.fr.
  • Copropriétés et entreprises sont toujours imposables, quelle que soit la puissance installée.
  • Les dates limites varient selon les départements : entre fin mai et début juin pour la déclaration en ligne.

Votre situation en un coup d’œil :

Votre situationDéclaration obligatoire ?Imposable ?
Autoconsommation totale (aucune revente)NonNon
Revente surplus ou vente totale, installation ≤ 3 kWcOuiNon (exonéré)
Revente surplus ou vente totale, installation > 3 kWcOuiOui

Êtes-vous concerné par la déclaration fiscale de vos panneaux solaires ?

Tous les particuliers ayant signé un contrat avec EDF OA (Obligation d’Achat) ou une ELD (Entreprise Locale de Distribution) sont concernés par la déclaration fiscale de leurs panneaux solaires. Peu importe la puissance de votre installation : si vous revendez tout ou partie de votre production, vous avez une obligation déclarative.

Propriétaire consultant sa tablette devant son installation de panneaux solaires pour suivre sa production d'électricité

Les installations en autoconsommation totale, sans aucune revente de surplus, ne sont pas concernées. Pas de revenu généré, rien à déclarer.

Un point que beaucoup ratent : exonération ne signifie pas absence de déclaration. Une installation de 3 kWc ou moins est exonérée d’impôt sur le revenu, mais vous devez quand même la déclarer chaque année. Le seuil de 3 kWc est le pivot fiscal : en dessous, vous déclarez sans payer ; au-dessus, vos revenus sont imposables.

Les copropriétés et les entreprises sont toujours imposables, quelle que soit la puissance installée. Aucune exonération n’est possible dans ces deux cas.

Installations ≤ 3 kWc : exonérées d’impôt, mais à déclarer quand même

C’est la situation la plus répandue chez les particuliers. Votre installation ne dépasse pas 3 kWc ? Les revenus tirés de la vente d’électricité solaire sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu.

Deux conditions doivent être remplies ensemble :

  • Vous êtes un particulier (ni entreprise, ni copropriété).
  • Votre installation est raccordée au réseau public en 2 points de raccordement maximum.

Ce deuxième point a une conséquence pratique : vous pouvez avoir deux installations de 3 kWc ou moins, une sur votre résidence principale et une sur votre résidence secondaire, et rester exonéré sur les deux.

Où trouver la puissance de votre installation ?

Consultez votre contrat EDF OA ou d’ELD. La puissance y est exprimée en kWc (kilowatt-crête), à ne pas confondre avec le kWh (kilowattheure), qui mesure l’énergie produite ou consommée.

À NOTER

Le kWc représente la capacité maximale de production de votre installation dans des conditions optimales d’ensoleillement. Le kWh mesure l’énergie effectivement produite sur une période donnée. C’est le kWc qui détermine votre régime fiscal, pas votre production réelle.

Comment remplir votre déclaration en étant exonéré ?

Téléchargez le formulaire 2042C Pro sur impots.gouv.fr ou accédez-y via votre espace personnel en ligne.Rendez-vous dans la section « Revenus industriels et commerciaux non professionnels ».Remplissez les cases 5NN, 5NO ou 5NP selon votre situation, à la ligne « revenus nets exonérés ».Mentionnez la puissance de votre installation.

Si vous avez plusieurs installations, cumulez les puissances pour vérifier que le total reste à 3 kWc ou moins par foyer fiscal.

Installations > 3 kWc : comment fonctionne l’imposition ?

Si la puissance de vos panneaux photovoltaïques dépasse 3 kWc, vos revenus de revente sont imposables. Deux régimes fiscaux existent selon votre chiffre d’affaires annuel :

  • Le régime micro-BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) pour les revenus inférieurs à 77 700 €.
  • Le régime réel simplifié au-delà de ce seuil.

On détaille chacun ci-dessous.

Le régime micro-BIC : la solution pour la majorité des particuliers

Le micro-BIC s’applique automatiquement si vos revenus annuels de revente d’électricité ne dépassent pas 77 700 €. C’est le régime par défaut pour l’immense majorité des propriétaires d’installations solaires.

Son fonctionnement est simple : vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 71 % appliqué automatiquement par l’administration fiscale. Seuls 29 % de vos revenus bruts sont soumis à l’impôt sur le revenu. Vous déclarez le montant brut total perçu, l’administration se charge du calcul.

Deux seuils à avoir en tête :

  • En dessous de 305 € de revenus annuels de revente, vous n’êtes pas imposé.
  • Si la base imposable (29 % de vos revenus) dépasse 61 €, des prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent en plus de l’impôt sur le revenu.

Le détail des prélèvements sociaux : ils comprennent la CSG (Contribution Sociale Généralisée) à 9,2 %, la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) à 0,5 % et le prélèvement de solidarité à 7,5 %. Ces prélèvements s’appliquent sur la base imposable, pas sur le montant brut. Formulaire à remplir : 2042C Pro, section « Revenus industriels et commerciaux non professionnels », sous-section « Régime micro-BIC ». Renseignez vos revenus bruts (le total des virements EDF OA reçus dans l’année) dans les cases 5KO et 5HY (ou 5NO / 5OO / 5PO selon votre situation au sein du foyer fiscal).

À NOTER

Ne déduisez aucune charge et ne calculez pas l’abattement vous-même. L’administration fiscale applique automatiquement l’abattement de 71 % à partir du montant brut que vous indiquez. Déclarez uniquement ce que vous avez perçu en euros, pas votre production en kWh.

Combien allez-vous payer ? Quatre profils types

Le montant d’impôt dépend de votre taux marginal d’imposition (TMI). Voici quatre situations concrètes.

Profil 1 : installation 3 kWc, exonéré

Revenus annuels de revente : 350 €. Installation raccordée en un seul point, exploitée par un particulier. Résultat : 0 € d’impôt. Vous renseignez les cases 5NN/5NO/5NP à titre déclaratif uniquement.

Profil 2 : 500 € de revenus annuels, micro-BIC

Base imposable : 145 €. Impôt à 11 % : 15,95 €. Prélèvements sociaux : 24,94 €. Total prélevé : 40,89 €. Revenu net : 459,11 €.

Profil 3 : 1 000 € de revenus annuels, micro-BIC

Base imposable : 290 €. Impôt à 11 % : 31,90 €. Prélèvements sociaux : 49,88 €. Total prélevé : 81,78 €. Revenu net : 918,22 €.

Profil 4 : 5 000 € de revenus annuels, micro-BIC

Base imposable : 1 450 €. Impôt à 30 % : 435 €. Prélèvements sociaux : 249,40 €. Total prélevé : 684,40 €. Revenu net : 4 315,60 €.

Revenus brutsBase imposableImpôt (TMI 11 %)Impôt (TMI 30 %)Prélèvements sociauxRevenu net (11 %)Revenu net (30 %)
500 €145 €15,95 €43,50 €24,94 €459,11 €431,56 €
1 000 €290 €31,90 €87,00 €49,88 €918,22 €863,12 €
5 000 €1 450 €159,50 €435,00 €249,40 €4 591,10 €4 315,60 €

Ces chiffres sont des estimations. Le montant exact dépend de votre taux marginal d’imposition et de votre situation personnelle.

Comment remplir le formulaire 2042C Pro en régime micro-BIC ?

La démarche se fait une fois par an, en même temps que votre déclaration de revenus. Voici les étapes dans l’ordre :Connectez-vous à votre espace personnel sur impots.gouv.fr ou téléchargez le formulaire 2042C Pro sur service-public.gouv.fr.Cherchez la section « Revenus industriels et commerciaux non professionnels ».Dans la sous-section « Régime micro-BIC », inscrivez le montant brut total des virements reçus d’EDF OA dans l’année.Remplissez la case correspondant à votre situation dans le foyer fiscal.

Quelle case remplir selon votre situation :

SituationFormulaireCasesCe qu’il faut inscrire
Exonéré (≤ 3 kWc, particulier)2042C Pro5NN / 5NO / 5NPMontant brut + puissance de l’installation
Micro-BIC (> 3 kWc, revenus < 77 700 €)2042C Pro5KO / 5HY (ou 5NO / 5OO / 5PO)Montant brut des revenus de revente
Régime réel simplifié2042C Pro + 20335KC / 5KIRésultat fiscal après déduction des charges

Vous indiquez toujours le montant brut encaissé. L’administration calcule l’abattement et les prélèvements sociaux de son côté.

Le régime réel d’imposition : quand et comment y passer ?

Le régime réel simplifié (RSI) s’applique dans deux cas. Soit vos revenus annuels de revente d’électricité dépassent 77 700 € et le passage est automatique. Soit vous le choisissez volontairement, parce que vos charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire de 71 %.

L’avantage de ce régime : vous déduisez vos charges réelles au lieu de bénéficier de l’abattement forfaitaire. Si vous avez contracté un emprunt, payé une assurance ou des frais de maintenance, ce régime peut devenir plus intéressant.

Les charges déductibles courantes

  • Frais de maintenance et de nettoyage des panneaux
  • Assurance de l’installation photovoltaïque
  • Intérêts d’emprunt si l’installation a été financée à crédit
  • Frais de gestion administrative
  • Amortissement du matériel (panneaux, onduleur, structure de fixation)

Les formulaires à compléter en régime réel

En plus du formulaire 2042C Pro (cases 5KC / 5KI), vous devez remplir le formulaire 2033 (bilan simplifié) pour déclarer vos charges et votre résultat fiscal. Si vous êtes assujetti à la TVA, le formulaire 3310CA s’ajoute pour la déclaration de TVA.

Micro-BIC ou régime réel : lequel choisir ?

Prenons 10 000 € de revenus annuels avec 2 000 € de charges réelles :

CritèreMicro-BICRégime réel
Revenus bruts10 000 €10 000 €
Déduction7 100 € (abattement 71 %)2 000 € (charges réelles)
Base imposable2 900 €8 000 €
VerdictPlus avantageux iciMoins favorable

Maintenant avec 10 000 € de revenus et 8 000 € de charges réelles :

CritèreMicro-BICRégime réel
Revenus bruts10 000 €10 000 €
Déduction7 100 € (abattement 71 %)8 000 € (charges réelles)
Base imposable2 900 €2 000 €
VerdictMoins favorablePlus avantageux ici

Le régime réel ne devient intéressant que si vos charges réelles dépassent 71 % de vos revenus. Pour la majorité des installations résidentielles, le micro-BIC reste le bon choix.

Au-delà de 247 000 € de revenus annuels, c’est le régime réel normal qui s’applique. Ce cas ne concerne quasiment jamais des particuliers.

Déclaration TVA sur la vente d’électricité : êtes-vous concerné ?

La question de la TVA génère beaucoup d’inquiétude. Voici la réalité.Sur la vente d’électricité : les particuliers qui vendent leur production à EDF OA sont en principe assujettis à la TVA sur ces ventes. Mais le régime de franchise en base de TVA exonère la très grande majorité d’entre eux. Le seuil de franchise est fixé à 37 500 € de chiffre d’affaires annuel en 2026. Tant que vos revenus de revente restent en dessous, vous n’avez aucune TVA à reverser et aucune déclaration 3310CA à remplir.

Une installation résidentielle génère rarement plus de quelques centaines à quelques milliers d’euros par an. Vous restez très largement sous ce seuil.Sur l’achat de vos panneaux solaires : le taux de TVA dépend de votre situation.

  • TVA à 10 % : pour l’achat et la pose de panneaux sur une résidence de plus de 2 ans, si la puissance ne dépasse pas 3 kWc et que la pose est réalisée par un professionnel.
  • TVA à 20 % : pour les installations de plus de 3 kWc, les constructions neuves, ou l’achat de matériel seul sans pose professionnelle.

À NOTER

La quasi-totalité des particuliers reste sous le seuil de franchise TVA. Aucune démarche TVA n’est nécessaire sur la revente d’électricité dans ce cas. Cette situation ne concerne que des installations professionnelles de grande taille.

Cas particuliers : copropriétés, location de toiture et micro-entrepreneur

Certaines situations sortent du cadre standard. Voici comment les traiter.

Copropriété : comment déclarer sa quote-part des revenus photovoltaïques ?

Les copropriétés sont toujours imposables sur les revenus de leur installation photovoltaïque, quelle que soit la puissance. Aucune exonération n’est prévue.

Le syndicat de copropriété perçoit les revenus totaux de la vente d’électricité et les répartit entre copropriétaires selon leurs tantièmes.

Exemple chiffré : un immeuble de 10 copropriétaires dispose d’une installation de 15 kWc qui génère 5 000 € de revenus annuels. Vous détenez 20 % des tantièmes. Votre quote-part est de 1 000 €. C’est ce montant que vous déclarez sur votre formulaire 2042C Pro, dans les cases du régime micro-BIC (5KO / 5HY).

Le syndic doit vous fournir chaque année le montant exact de votre quote-part. Si vous ne l’avez pas reçu avant la date limite, relancez-le par écrit.

Location de toiture pour des panneaux solaires : quelle fiscalité ?

Si vous louez votre toiture à un opérateur tiers qui y installe et exploite des panneaux, le revenu perçu est un loyer, pas un revenu de vente d’électricité.

Ce loyer se déclare dans la catégorie des revenus fonciers (formulaire 2042 standard, section revenus fonciers), et non dans les BIC. Vous pouvez opter pour le régime micro-foncier (abattement de 30 % si vos revenus fonciers totaux sont inférieurs à 15 000 €) ou le régime réel foncier.

Tirelire avec billets et calculatrice sur un panneau solaire illustrant les revenus à déclarer pour une installation photovoltaïque

En régime réel foncier, vous pouvez déduire les frais d’entretien de la toiture, les primes d’assurance liées à l’installation et les frais de gestion. Vous louez un espace, vous ne produisez pas d’électricité : la logique fiscale est celle du bailleur, pas du producteur.

Micro-entrepreneur ou micro-BIC : deux choses différentes

Un particulier qui revend de l’électricité solaire relève automatiquement des BIC non professionnels. Vous n’avez pas besoin de créer une micro-entreprise ni de vous immatriculer à l’URSSAF.

Le régime micro-BIC s’applique directement dans votre déclaration de revenus annuelle, via le formulaire 2042C Pro. Aucune formalité supplémentaire.

Se déclarer en micro-entreprise pour ses revenus photovoltaïques est une erreur coûteuse : vous serez soumis aux cotisations sociales du régime TNS (Travailleur Non-Salarié), soit environ 22 % de votre chiffre d’affaires, en plus de l’impôt sur le revenu. Ces cotisations ne sont pas dues lorsque vous déclarez simplement en BIC non professionnels.

Exception : si votre activité solaire s’intègre dans une activité professionnelle existante (par exemple, vous êtes agriculteur et exploitez une toiture de hangar), la situation est différente et mérite un accompagnement comptable.

Dates limites et pénalités : ce qu’il faut savoir avant de rater sa déclaration

Les dates limites de déclaration 2026 (revenus 2025) sont les suivantes :

  • Déclaration papier : aux alentours du 20 mai (date identique pour tous les départements).
  • Déclaration en ligne : entre le 22 mai et le 5 juin environ selon votre département. Consultez impots.gouv.fr pour la date exacte.

Ce que vous risquez en cas de retard ou d’oubli

Les pénalités progressent selon la situation :

  • 10 % de majoration si vous déposez en retard mais de manière spontanée, sans mise en demeure.
  • 20 % de majoration si l’administration vous envoie une mise en demeure et que vous ne régularisez pas dans les 30 jours.
  • 40 % de majoration en cas de manquement délibéré (intention de fraude établie).

Exemple concret : vos revenus bruts de revente sont de 1 000 €. Base imposable : 290 €. Impôt dû à 11 % : 31,90 €. En cas de retard spontané, la pénalité de 10 % représente 3,19 € supplémentaires. Le montant paraît faible, mais les prélèvements sociaux sont aussi majorés et la pénalité s’applique sur chaque année non déclarée.

Comment rectifier une déclaration antérieure oubliée ?

Connectez-vous à impots.gouv.fr et effectuez une déclaration rectificative. Le délai de prescription fiscale est de 3 ans en situation ordinaire. En cas de fraude avérée, ce délai passe à 6 ans.

À NOTER

Mieux vaut déclarer en retard que ne pas déclarer du tout. Si vous réalisez que vous avez oublié les années précédentes, effectuez une déclaration rectificative dès que possible. L’administration accepte en général les régularisations spontanées sans majoration lourde.

Les erreurs courantes et comment les éviter

Cinq erreurs reviennent régulièrement sur la déclaration d’impôt des panneaux solaires.

Erreur 1 : ne pas déclarer parce qu’on est exonéré.

L’exonération fiscale ne dispense pas de la déclaration. Si vous avez un contrat EDF OA, vous remplissez le formulaire 2042C Pro chaque année, même avec 0 € d’impôt à payer.

Erreur 2 : se tromper de case sur le formulaire 2042C Pro.

Les cases 5NN/5NO/5NP concernent les revenus exonérés (≤ 3 kWc). Les cases 5KO/5HY concernent le régime micro-BIC (> 3 kWc). Le tableau synthèse plus haut dans cet article vous indique la bonne case selon votre situation.

Erreur 3 : confondre puissance crête (kWc) et production annuelle (kWh).

La puissance détermine votre régime fiscal. La production sert à calculer vos revenus. Ce sont deux données distinctes.

Erreur 4 : se déclarer en micro-entrepreneur au lieu de micro-BIC.

Les cotisations sociales TNS (environ 22 %) viendront s’ajouter sans raison à votre facture fiscale. Un particulier relève des BIC non professionnels, pas du régime auto-entrepreneur.

Erreur 5 : déclarer la production totale en kWh au lieu des revenus en euros.

Le formulaire 2042C Pro demande le montant en euros perçu d’EDF OA dans l’année, pas le nombre de kWh produits. Vérifiez vos relevés de facturation EDF OA pour retrouver le montant exact.

Faut-il déclarer un kit solaire plug and play ?

Un kit solaire plug and play est une installation simplifiée que vous branchez directement sur une prise domestique, sans raccordement spécifique par Enedis. Sur le plan fiscal, les règles sont les mêmes que pour n’importe quelle installation.

Si votre kit est en autoconsommation totale (vous consommez toute l’électricité produite, sans revente) : aucune déclaration de revenus à faire. Pas de revente, pas de revenu, pas de formulaire. 

Si votre kit génère un surplus revendu à EDF OA : les mêmes règles s’appliquent qu’ailleurs. Le seuil de 3 kWc est applicable. Les kits plug and play vendus par Mon Kit Solaire vont généralement de 400 W à 600 W, soit très largement sous les 3 kWc. Si vous revendez le surplus, vous êtes donc exonéré d’impôt, mais la déclaration reste obligatoire.

Attention à un piège courant : l’absence de déclaration préalable en mairie pour certains kits en dessous d’un seuil n’a aucun lien avec l’obligation fiscale. Ce sont deux démarches totalement distinctes.

Aides et dispositifs 2026 : ce qui existe vraiment

La question du crédit d’impôt revient souvent. La réponse est claire : le crédit d’impôt pour l’installation de panneaux photovoltaïques en autoconsommation n’existe plus depuis plusieurs années. Il a été remplacé par d’autres dispositifs.

La prime à l’autoconsommation : versée par EDF OA selon la puissance de votre installation au moment de la mise en service. Elle est imposable et doit être déclarée avec vos autres revenus photovoltaïques. 

MaPrimeRénov : cette aide de l’État couvre une partie des travaux de rénovation énergétique, y compris l’installation de panneaux solaires sous certaines conditions de ressources. Le montant varie selon votre catégorie de revenus et le type d’installation. 

TVA réduite à 10 % : applicable sur l’achat et la pose de panneaux sur une résidence de plus de 2 ans, pour les installations de 3 kWc ou moins posées par un professionnel. C’est une économie concrète sur le coût total du projet. 

Éco-PTZ (Éco-Prêt à Taux Zéro) : financement à taux nul pour les travaux de rénovation énergétique, compatible avec les panneaux solaires sous certaines conditions, notamment si l’installation s’intègre dans un bouquet de travaux.

AideMontant / taux 2026Conditions principales
Prime autoconsommationVariable selon puissance installéeContrat EDF OA, installation raccordée
MaPrimeRénovVariable selon revenus du foyerRésidence principale, conditions de ressources
TVA réduite 10 %10 % au lieu de 20 %Résidence > 2 ans, ≤ 3 kWc, pose pro
Éco-PTZPrêt à taux zéro, jusqu’à 50 000 €Bouquet de travaux, résidence principale

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Panneaux solaires et impôts fonciers : y a-t-il un impact ?

Les panneaux solaires posés sur la toiture ou au sol peuvent, dans certains cas, modifier la valeur cadastrale de votre bien et donc votre taxe foncière.

En pratique, pour des installations résidentielles standard (moins de 9 kWc), l’impact est marginal ou nul dans la plupart des communes. Certaines collectivités appliquent même une exonération temporaire de taxe foncière pour les installations d’énergies renouvelables. Renseignez-vous directement auprès de votre mairie pour connaître les règles locales.

Ce point n’a aucun lien avec votre déclaration de revenus photovoltaïques. Le formulaire 2042C Pro ne concerne pas les impôts locaux. Si votre commune prévoit une exonération, la démarche passe par votre centre des impôts fonciers.

Changement de situation : que faire si vous ajoutez des panneaux ou changez de régime ?

Votre situation fiscale peut évoluer en cours d’année. Trois cas reviennent fréquemment.

Cas 1 : ajout de panneaux qui fait passer l’installation au-dessus de 3 kWc.

Vous aviez une installation de 2 kWc exonérée et vous en ajoutez 4. La puissance totale passe à 6 kWc. À partir de la date de mise en service des nouveaux panneaux, vos revenus deviennent imposables. Vous déclarez la partie imposable au prorata du nombre de mois concernés.

Cas 2 : passage volontaire du micro-BIC au régime réel.

Cette option doit être exercée avant la date limite de dépôt de votre première déclaration sous le nouveau régime. Le choix engage généralement pour deux années d’exercice.

Cas 3 : dépassement du seuil de 77 700 € en cours d’année.

Le passage au régime réel simplifié s’applique automatiquement pour l’année suivante. Vous devrez alors compléter les formulaires supplémentaires (2033, éventuellement 3310CA).

Dans les trois cas, un accompagnement par votre service des impôts des particuliers ou un comptable spécialisé est recommandé. Les années de transition sont celles où les erreurs sont les plus fréquentes.

FAQ : vos questions fréquentes sur la déclaration des panneaux solaires

Dernière mise à jour le 24/06/2026

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