Votre logement est classé E au DPE ? Vous n’êtes pas seul. La classe E est la note la plus répandue sur le parc immobilier français. Ce n’est pas une passoire thermique au sens strict, mais c’est une note qui pose des problèmes concrets : factures élevées, confort limité, et des contraintes légales qui se resserrent d’année en année.
Faut-il s’inquiéter ? Que faire pour en sortir ? Combien ça coûte ? Voici notre avis complet sur la classe énergie E et nos conseils pour améliorer votre DPE.
📌 Ce qu’il faut retenir
- La classe E correspond à une consommation entre 251 et 330 kWh/m²/an : c’est énergivore, coûteux, et de plus en plus contraignant légalement.
- À partir du 1er janvier 2034, les logements classés E seront interdits à la location en France.
- Depuis le 1er janvier 2025, un audit énergétique est obligatoire avant toute mise en vente d’un bien classé E.
- Des solutions rapides existent pour passer en classe D : l’installation de panneaux solaires peut suffire à franchir le seuil en quelques jours.
- Les aides MaPrimeRénov’, Éco-PTZ, TVA réduite à 5,5 % et CEE sont cumulables pour réduire significativement le coût des travaux.
Qu’est-ce que la classe E au DPE ?
Le diagnostic de performance énergétique en quelques mots
Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est un bilan énergétique obligatoire pour vendre ou louer un logement. Son rôle : évaluer la consommation d’énergie d’un bâtiment et ses émissions de gaz à effet de serre.
Créé en 2006, le DPE a été profondément réformé en 2021. Il s’appuie désormais sur la méthode de calcul 3CL, qui prend en compte trois grands critères :
- Les déperditions thermiques du logement (isolation des combles, murs, fenêtres, plancher)
- Les équipements de chauffage, d’eau chaude sanitaire et de ventilation
- La présence éventuelle d’un système de production d’énergie renouvelable, comme des panneaux solaires en autoconsommation
Le prix d’un DPE n’est pas réglementé. L’ADEME recommande une fourchette comprise entre 90 € et 200 €. Votre diagnostic reste valide pendant 10 ans. Passé ce délai, vous devez faire appel à un diagnostiqueur immobilier accrédité pour en réaliser un nouveau.
Les 7 classes du DPE
Le résultat du diagnostic se traduit par une étiquette énergétique, de A (très performant) à G (très énergivore) :
| Classe énergétique | Consommation en kWh/m²/an | Émissions de GES en kg CO₂/m²/an |
|---|---|---|
| A | ≤ 70 | ≤ 6 |
| B | 71 à 110 | 7 à 11 |
| C | 111 à 180 | 12 à 30 |
| D | 181 à 250 | 31 à 50 |
| E | 251 à 330 | 51 à 70 |
| F | 331 à 420 | 71 à 100 |
| G | ≥ 421 | ≥ 101 |
La classe E, c’est bon ou mauvais ?
Soyons directs : un logement classé E consomme entre 251 et 330 kWh par m² et par an, soit 4 à 5 fois plus qu’un logement de classe A. Ce n’est pas une passoire thermique comme les classes F ou G, mais c’est une note basse.
Un bâtiment en classe E est énergivore. Il coûte cher en chauffage, offre un confort thermique limité et émet entre 51 et 70 kg de CO₂ par m² et par an, soit environ 10 fois plus qu’un logement performant.
La classe E est aussi la plus courante sur le parc immobilier français. Si votre logement obtient cette note, vous n’êtes pas dans une situation catastrophique. Mais vous avez tout intérêt à agir, d’autant que le calendrier légal vous y pousse maintenant.
Quelles sont les conséquences d’un DPE classé E ?
L’interdiction de location à partir de 2034
La loi Climat et Résilience, votée le 22 août 2021, prévoit l’interdiction progressive de la location des logements les plus énergivores.
À NOTER : le calendrier des interdictions
- Classe G : interdite à la location depuis le 1er janvier 2025
- Classe F : interdite à la location à partir de 2028
- Classe E : considérée comme « non décente » à partir du 1er janvier 2034, plus proposable à la location
Si vous êtes propriétaire-bailleur d’un logement classé E, vous ne pourrez plus signer de nouveau bail après cette date. Un logement inlouable coûte de l’argent (impôt foncier, charges d’entretien, assurance) sans en rapporter.
Le calcul est simple : anticiper les travaux aujourd’hui coûte moins cher que perdre des revenus locatifs pendant des mois, voire des années. Si vous louez un appartement à 600 € par mois, chaque mois d’inactivité après 2034 représente une perte sèche. Sur deux ans sans loyer, ce sont plus de 14 000 € qui s’évaporent.
L’impact sur la vente et la valeur du bien
Depuis le 1er janvier 2025, un audit énergétique est obligatoire avant toute mise en vente d’un bien classé E. Cet audit va plus loin que le DPE : il identifie les points faibles du logement et propose des scénarios de travaux chiffrés. Il doit être réalisé par un diagnostiqueur agréé ou un bureau d’études qualifié, pour un coût entre 500 et 1 500 € selon la taille du logement.
L’impact sur le prix de vente est réel. Selon les données des Notaires de France, un logement classé E subit une décote de 10 à 20 % par rapport à un bien équivalent mieux noté. Les acheteurs savent qu’ils devront financer des travaux de rénovation, et ils négocient en conséquence.
Côté vendeur, valoriser son bien avant la mise en vente reste une stratégie efficace. L’installation de panneaux photovoltaïques améliore la note DPE rapidement et présente un bilan énergétique plus favorable aux acheteurs. Côté acheteur, un logement classé E peut représenter une opportunité, à condition de chiffrer précisément le coût des travaux et de le comparer à la décote obtenue en négociation.
Le confort de vie et l’impact sur vos factures
Au quotidien, un logement classé E, c’est des factures d’énergie nettement plus élevées que la moyenne. C’est aussi subir le froid en hiver malgré un chauffage poussé à fond, et la surchauffe en été.
Les émissions de CO₂ d’un logement classé E oscillent entre 51 et 70 kg par m² et par an. Ramené à une maison de 100 m², cela représente 5 à 7 tonnes de CO₂ chaque année.
Des solutions existent, et certaines sont plus rapides à mettre en place qu’on ne le croit généralement.
Classe E en appartement : des contraintes spécifiques
Les requêtes autour de « appartement classe E » ou « appartement DPE E » sont très fréquentes, et pour cause : les contraintes ne sont pas les mêmes qu’en maison individuelle.

Ce qui relève de votre décision individuelle
En tant que copropriétaire d’un appartement classé E, vous pouvez agir sur plusieurs leviers sans accord du syndic :
- Remplacer vos fenêtres par du double vitrage (en respectant les règles de la copropriété sur l’aspect extérieur)
- Changer votre système de chauffage individuel pour un modèle plus performant
- Installer un ballon thermodynamique pour la production d’eau chaude
- Poser des panneaux solaires plug and play sur votre balcon ou terrasse : une solution compacte qui ne touche pas aux parties communes
Pour aller plus loin sur ce point, notre guide sur la batterie de stockage solaire pour appartement présente les options compactes adaptées aux petites surfaces.
Ce qui relève du syndic et de la copropriété
L’isolation de la toiture, le ravalement de façade avec isolation par l’extérieur (ITE) ou le remplacement de la chaudière collective sont des décisions collectives. Ces travaux doivent être votés en assemblée générale, souvent à la majorité absolue.
Si votre syndic est inactif, vous pouvez inscrire un projet de rénovation énergétique à l’ordre du jour de l’AG. La loi prévoit des dispositifs pour contraindre les copropriétés énergivores à engager un plan de travaux. Un audit énergétique de l’immeuble est d’ailleurs obligatoire pour les copropriétés de plus de 50 lots depuis 2024.
Les murs mitoyens d’un appartement sont déjà partiellement protégés par les logements voisins. Les principaux postes d’amélioration pour votre DPE en appartement restent le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les fenêtres.
Comment améliorer votre DPE E : les travaux prioritaires
Vous souhaitez passer de la classe E à la classe D, voire atteindre la classe C ? Voici les travaux à envisager, classés par ordre de priorité et d’impact.
Renforcer l’isolation thermique en priorité
L’isolation est le premier poste à traiter. Le principe est logique : inutile d’investir dans un nouveau système de chauffage si la chaleur fuit par le toit ou les murs.
L’ordre de priorité :
Les combles : jusqu’à 30 % des déperditions thermiques d’une maison. L’isolation des combles perdus est rapide (1 à 2 jours) et relativement peu coûteuse.
Les murs : par l’intérieur ou par l’extérieur selon la configuration. L’isolation par l’extérieur est plus efficace, mais aussi plus coûteuse.
Les fenêtres : le passage au double vitrage réduit les pertes de chaleur et améliore le confort acoustique. Comptez entre 300 et 800 € par fenêtre.
Le plancher bas : souvent négligé, il peut représenter 7 à 10 % des déperditions.
Selon l’ADEME, une isolation complète peut réduire votre consommation annuelle d’énergie de près de 60 %. C’est le levier le plus puissant pour un gain DPE durable.
Remplacer les équipements de chauffage et d’eau chaude
Votre système de chauffage pèse lourd dans le calcul du DPE. Plus il est performant et économe, plus votre note s’améliore.
Les options les plus efficaces :
- La pompe à chaleur (PAC) : la référence actuelle. Avec un coefficient de performance (COP) compris entre 3 et 5, elle produit 3 à 5 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Impact fort sur le DPE.
- Le poêle à bois ou à granulés : alternative accessible, bon impact DPE si le bois est votre source principale de chauffage.
- Le chauffe-eau thermodynamique : il remplace avantageusement un cumulus électrique classique. Ce levier peut faire basculer votre DPE d’une classe à l’autre, et il est éligible aux aides.
- Les radiateurs électriques couplés à des panneaux photovoltaïques : cette combinaison réduit la consommation nette facturée et améliore le bilan énergétique du logement.
Pour la production d’eau chaude sanitaire (ECS), le CESI (Chauffe-Eau Solaire Individuel) utilise l’énergie solaire pour préchauffer l’eau. Notre guide sur le chauffage couplé à des panneaux solaires détaille ces options.

Installer des panneaux solaires pour améliorer rapidement votre DPE
C’est un fait encore trop peu connu : les panneaux solaires améliorent directement votre note DPE. La méthode de calcul 3CL intègre la production locale d’énergie renouvelable dans le calcul de la consommation conventionnelle du logement. La quantité d’électricité produite par vos panneaux vient en déduction de la consommation prise en compte par le diagnostic.
Voici un exemple concret. Un foyer de 100 m² classé E à 290 kWh/m²/an installe un kit solaire autoconsommation de 3 kWc. Avec une production annuelle estimée entre 3 000 et 4 000 kWh, la consommation conventionnelle du logement peut descendre en dessous du seuil de 250 kWh/m²/an et basculer en classe D.
Les avantages des panneaux solaires par rapport aux autres travaux :
- Rapidité d’installation : une installation de 3 à 6 kWc se pose en 1 à 3 jours
- Impact DPE immédiat : le gain est pris en compte dès le prochain diagnostic
- Triple bénéfice : réduction de la facture d’électricité, amélioration de la note DPE, valorisation du bien à la revente
Les panneaux solaires seuls ne suffisent pas toujours pour atteindre la classe C ou B, surtout si le logement présente des problèmes d’isolation significatifs. Mais ils constituent souvent le meilleur point de départ : rapide, peu perturbant, rentable sur le long terme.
Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide complet DPE et panneaux solaires.
Améliorer la ventilation
La ventilation est un levier souvent négligé. Une VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) simple flux mal réglée peut générer des pertes de chaleur considérables.
La VMC double flux récupère la chaleur de l’air extrait du logement pour préchauffer l’air entrant. Le gain sur la consommation de chauffage est concret.
Le coût d’installation d’une VMC double flux se situe entre 1 500 et 4 000 € selon le type de système et la surface du logement. Ce n’est pas le poste le plus spectaculaire, mais il peut faire la différence pour franchir le seuil de la classe D dans un logement déjà partiellement isolé.
Votre feuille de route pour sortir de la classe E
On ne rénove pas tout en même temps. L’idée est de prioriser les travaux selon trois critères : le budget disponible, le délai d’installation et l’impact sur le DPE. Voici un plan progressif sur 3 à 5 ans.
| Solution | Coût estimé | Délai d’installation | Gain DPE estimé |
|---|---|---|---|
| Panneaux solaires 3 kWc | 3 000 à 6 000 € | 1 à 3 jours | E → D possible |
| Isolation combles | 1 500 à 4 000 € | 1 à 2 jours | E → D partiel |
| Double vitrage | 300 à 800 € / fenêtre | 1 à 2 semaines | Amélioration modérée |
| VMC double flux | 1 500 à 4 000 € | 2 à 3 jours | Appoint pour franchir le seuil |
| Pompe à chaleur | 8 000 à 15 000 € | 2 à 5 jours | D → C voire C → B |
| Isolation murs extérieurs | 10 000 à 25 000 € | 2 à 4 semaines | Gain fort mais coûteux |
Commencez par ce qui est rapide et peu perturbant pour votre quotidien. L’installation de panneaux photovoltaïques combinée à l’isolation des combles peut suffire à passer de la classe E à la classe D en quelques semaines, pour un budget maîtrisé.
Enchaînez ensuite avec les travaux structurants : pompe à chaleur, isolation des murs, remplacement des fenêtres. Ces chantiers visent la classe C, voire la classe B à terme.
Un audit énergétique reste le meilleur moyen de personnaliser cet ordre de priorité. Une maison des années 70 sans isolation et une maison des années 90 avec une vieille chaudière au gaz ne nécessiteront pas les mêmes travaux en premier.
Aides financières disponibles pour rénover un logement classé E
Le coût des travaux de rénovation énergétique peut sembler élevé. Plusieurs aides financières sont cumulables pour réduire la facture.
MaPrimeRénov’
MaPrimeRénov’ est l’aide principale de l’État pour la rénovation énergétique. Elle est accessible à tous les propriétaires, occupants ou bailleurs, sous conditions de revenus.
Le montant varie selon vos revenus et la nature des travaux. Pour les rénovations d’ampleur (plusieurs postes combinés), le parcours « Accompagné » est obligatoire : il implique de faire appel à un Accompagnateur Rénov’ agréé qui coordonne le projet.
Les travaux éligibles couvrent l’isolation thermique, l’installation d’une pompe à chaleur, la ventilation et l’audit énergétique lui-même. Les montants peuvent aller de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros selon votre situation.
L’Éco-PTZ
L’Éco-PTZ (Éco-Prêt à Taux Zéro) est un prêt sans intérêt pour financer les travaux de rénovation énergétique. Le montant maximal peut atteindre 50 000 € selon les travaux réalisés.
Il est cumulable avec MaPrimeRénov’. Aucune condition de revenus n’est requise. À demander auprès d’une banque partenaire avant de lancer les travaux.
Le taux de TVA réduit à 5,5 %
Les travaux réalisés par un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) bénéficient d’un taux de TVA réduit à 5,5 % au lieu de 20 %. Cette réduction s’applique sur la main-d’œuvre et les matériaux.
L’économie représente 14,5 points de TVA. Sur un chantier à 10 000 €, cela correspond à plus de 1 200 € de réduction.
Le cumul des aides : ce que vous pouvez vraiment économiser
Voici un exemple concret pour un propriétaire en revenus intermédiaires, maison de 100 m² classée E.
Travaux envisagés : isolation des combles et installation de panneaux solaires 3 kWc.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Coût brut estimé | 12 000 à 15 000 € |
| MaPrimeRénov’ | – 2 000 à – 4 000 € |
| TVA réduite à 5,5 % | – 1 500 à – 2 000 € |
| CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) | – 500 à – 1 500 € |
| Coût net réel estimé | 7 000 à 10 000 € |
Ces aides se cumulent. Un audit énergétique permet de les optimiser en identifiant les travaux les plus impactants pour votre situation. Un conseiller France Rénov’ peut vous aider à monter votre dossier.
À NOTER
Pour bénéficier de ces aides, les travaux doivent être réalisés par un professionnel RGE. Vérifiez toujours la certification de votre artisan avant de signer un devis. Pour vos équipements solaires, Mon Kit Solaire vous accompagne dans la constitution de votre dossier.
Pour finir
La classe énergie E n’est pas une fatalité. C’est un point de départ vers une rénovation progressive qui améliore votre confort, réduit vos factures et valorise votre patrimoine.
L’urgence est réelle pour les propriétaires-bailleurs : 2034 arrive vite, et les travaux prennent du temps à organiser. Pour les propriétaires occupants, chaque euro investi dans la rénovation énergétique revient sous forme d’économies sur les factures et de plus-value à la revente.
Par où commencer ? Les solutions les plus rapides d’abord. L’installation de panneaux solaires combinée à l’isolation des combles peut suffire à passer en classe D en quelques semaines, pour un budget que les aides financières rendent tout à fait accessible.
Chez Mon Kit Solaire, nous accompagnons depuis 2013 plus de 45 000 clients dans leur transition énergétique. Nos kits solaires sont pré-assemblés à Lille pour simplifier l’installation, et notre équipe d’experts est disponible pour vous guider dans votre projet.
Besoin d’aide pour finaliser votre projet solaire ?
Appelez maintenant ou choisissez un créneau horaire pour parler de votre projet avec nos experts.
*Appel non surtaxé – Conseillers disponibles du lundi au vendredi de 8h à 19h
FAQ : vos questions sur la classe énergie E
Pourquoi mon logement est-il classé E ?
Trois facteurs principaux expliquent une note E : une isolation thermique insuffisante (combles, murs, fenêtres), un système de chauffage peu performant ou énergivore, et l’absence de production locale d’énergie renouvelable. Un audit énergétique permet d’identifier précisément les points faibles de votre logement et de hiérarchiser les travaux à réaliser.
Est-il interdit de louer un logement classé E ?
Pas encore. L’interdiction de location des logements classés E entrera en vigueur au 1er janvier 2034. À partir de cette date, aucun nouveau bail ne pourra être signé pour un logement de classe E. Les baux en cours ne sont pas résiliés automatiquement, mais le propriétaire devra avoir réalisé des travaux suffisants pour atteindre au minimum la classe D avant de pouvoir renouveler un bail ou en signer un nouveau.
Puis-je vendre ma maison ou mon appartement classé E ?
Oui, la vente d’un logement classé E reste légale. Depuis le 1er janvier 2025, vous devez obligatoirement faire réaliser un audit énergétique avant de mettre votre bien en vente. Cet audit sera présenté aux acheteurs potentiels. La décote de prix est réelle (10 à 20 % en moyenne), mais valoriser votre bien avec des travaux ciblés avant la vente reste une stratégie pertinente.
Quels travaux effectuer pour passer de la classe E à D ?
Les travaux les plus efficaces pour franchir le seuil de la classe D sont l’isolation des combles, le remplacement des fenêtres par du double vitrage et l’installation de panneaux solaires. Un kit solaire de 3 kWc peut suffire à faire basculer votre DPE en classe D si votre logement est proche du seuil de 250 kWh/m²/an. Consultez le tableau comparatif des solutions dans cet article pour identifier les travaux adaptés à votre budget et à vos délais.
Les panneaux solaires permettent-ils vraiment d’améliorer son DPE ?
Oui. La méthode de calcul 3CL intègre la production locale d’énergie renouvelable dans le bilan énergétique du logement. Chaque kWh produit par vos panneaux photovoltaïques vient en déduction de la consommation conventionnelle prise en compte par le DPE. L’effet dépend de la puissance installée et de la surface du logement. Un diagnostiqueur peut évaluer le gain attendu avant même l’installation. Pour aller plus loin, découvrez nos kits solaires avec batterie qui maximisent votre autoconsommation.
Puis-je cumuler MaPrimeRénov’, l’Éco-PTZ et la TVA réduite ?
Oui, ces trois dispositifs sont cumulables. L’Éco-PTZ est compatible avec MaPrimeRénov’. La TVA à 5,5 % s’applique dès lors que les travaux sont réalisés par un professionnel RGE. Les CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) peuvent venir s’ajouter au financement. Un conseiller France Rénov’ peut vous aider à optimiser ce cumul selon votre situation.





