Vous produisez de l’électricité avec vos panneaux solaires, mais une bonne partie de cette énergie sort au mauvais moment. Vos panneaux tournent à plein régime à midi, quand personne n’est là pour consommer. Résultat : votre surplus file sur le réseau, et vous le perdez.
Pour récupérer cette production et l’utiliser quand vous en avez réellement besoin, trois options existent : la revente du surplus, la batterie de stockage solaire ou la batterie virtuelle. Cette dernière reste mal connue, mais elle gagne du terrain auprès des particuliers en autoconsommation.
La batterie virtuelle solaire est-elle vraiment intéressante ? Comment fonctionne le stockage virtuel d’électricité ? Quels fournisseurs choisir ? Est-ce rentable ? On vous dit tout dans ce guide.
📌 Ce qu’il faut retenir
- La batterie virtuelle est un service entièrement dématérialisé : votre surplus solaire est injecté dans le réseau, crédité sur votre compte, puis restituable quand vous en avez besoin
- Vous ne payez que les taxes et frais d’acheminement pour récupérer votre crédit, soit environ 50% du prix d’un kWh acheté normalement
- Aucun équipement à acheter ni à installer : zéro investissement matériel, zéro travaux, capacité de stockage illimitée
- La solution est compatible avec une installation posée soi-même, sans obligation d’installateur RGE
- Deux principaux fournisseurs proposent ce service en France : Urban Solar Energy et MyLight Systems
- La rentabilité est généralement atteinte dès la première ou deuxième année, selon votre installation et votre profil de consommation
Qu’est-ce qu’une batterie virtuelle solaire ?
Une batterie virtuelle solaire, ce n’est pas un appareil que l’on installe dans son garage ou son local technique. C’est un service proposé par un fournisseur d’électricité qui vous permet de « stocker » virtuellement le surplus d’énergie produit par vos panneaux photovoltaïques.
Le principe tient en une analogie : imaginez un compte bancaire, mais pour l’électricité. Quand vos panneaux produisent plus que vous ne consommez, ce surplus est injecté dans le réseau public. Votre fournisseur de batterie virtuelle enregistre cette quantité comme un crédit sur votre compte.
Plus tard, quand vous avez besoin de cette énergie (la nuit, par temps couvert, en hiver), vous la « retirez » de votre crédit. Vous ne payez alors que les taxes et les frais d’acheminement, soit environ la moitié du prix d’un kWh acheté normalement.
La différence avec une batterie physique est nette : aucune armoire de stockage chez vous, aucun appareil au lithium à entretenir ou à remplacer au bout de dix ans. Le stockage est géré par le fournisseur via le réseau électrique.
Quant au surplus de production, il s’agit simplement de l’électricité que vos panneaux photovoltaïques génèrent sans que vos appareils l’utilisent immédiatement. En été, entre 10h et 16h, vos panneaux tournent à plein régime alors que votre maison consomme peu. Ce surplus représente souvent 50 à 70% de votre production totale si vous n’avez aucun système de stockage.
Comment fonctionne concrètement une batterie virtuelle ?
Voici le fonctionnement heure par heure, avec un exemple concret basé sur une installation de 6 kWc en été.
Le matin (8h à 12h) : vos panneaux commencent à produire. Votre maison consomme une partie de cette énergie pour le ballon d’eau chaude, le réfrigérateur, les éclairages. L’excédent, par exemple 3 kWh, est injecté dans le réseau. Votre compteur Linky enregistre cette injection. Votre fournisseur vous crédite de 3 kWh.
Le midi (12h à 16h) : c’est le pic de production solaire. Vos panneaux produisent jusqu’à 5 ou 6 kWh par heure. Si personne n’est à la maison, la quasi-totalité de cette production est injectée et créditée. Vous accumulez potentiellement 10 à 15 kWh de crédit dans l’après-midi.
Le soir (19h à 23h) : le soleil se couche, vos panneaux ne produisent plus. C’est là que vous cuisinez, lancez le lave-vaisselle, regardez la télévision. Vous « piochez » dans votre crédit virtuel. Chaque kWh retiré vous coûte uniquement les frais d’acheminement et les taxes, soit environ 0,10 à 0,12 €/kWh au lieu des 0,25 €/kWh d’un fournisseur classique.
La nuit : même logique. Votre consommation nocturne (réfrigérateur, VMC, box internet) est couverte par votre crédit énergétique restant.
Concrètement : vous avez injecté 18 kWh dans la journée et vous en consommez 12 le soir et la nuit. Il vous reste 6 kWh de crédit pour le lendemain. La batterie virtuelle fonctionne comme un « compte courant d’énergie » alimenté chaque jour par votre production solaire.
Quel rôle jouent Enedis et le compteur Linky ?
Enedis est le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité en France. C’est lui qui transporte physiquement l’énergie que vous injectez et celle que vous soutirez. Enedis ne propose pas de batterie virtuelle : son rôle se limite à la gestion technique du réseau.
Le compteur Linky est la pièce centrale du dispositif. Ce compteur communicant mesure en temps réel deux flux :
- l’injection : l’énergie que vous envoyez sur le réseau
- le soutirage : ce que vous consommez depuis le réseau
Ces données sont transmises automatiquement à votre fournisseur de batterie virtuelle. Chaque kWh injecté est enregistré avec son horodatage. Chaque kWh soutiré est déduit de votre crédit. C’est grâce à ces relevés que votre fournisseur calcule votre crédit énergétique et établit votre facturation.
Le compteur Linky est donc indispensable pour souscrire à une offre de stockage virtuel. Si vous disposez encore d’un ancien compteur, contactez Enedis pour planifier son remplacement, qui est gratuit. Votre numéro de PDL (Point de Livraison), inscrit sur votre compteur ou votre facture, sera nécessaire lors de la souscription.
Votre installation est raccordée en monophasé ? La puissance maximale en monophasé peut influencer le volume de surplus injecté et donc la pertinence d’une batterie virtuelle pour votre foyer.
Batterie virtuelle vs batterie physique : laquelle choisir ?
C’est la question que se posent beaucoup de propriétaires équipés en panneaux solaires. Les deux solutions visent le même objectif (utiliser son surplus plus tard), mais fonctionnent de manière très différente.
| Critère | Batterie virtuelle | Batterie physique |
|---|---|---|
| Coût initial | 0 € (abonnement mensuel uniquement) | 3 000 € à 10 000 € |
| Durée de vie | Illimitée | 8 à 12 ans |
| Capacité de stockage | Illimitée | 3 à 20 kWh |
| Encombrement | Aucun | Armoire ou coffret dédié nécessaire |
| Autonomie en cas de coupure | Non | Oui |
| Installation | Aucun travaux | Pose professionnelle requise |
| Rentabilité estimée | 1 à 3 ans | 8 à 12 ans |
| Impact environnemental | Négligeable | Extraction de lithium et recyclage |
La batterie virtuelle l’emporte sur le plan économique : pas d’investissement de départ, pas de remplacement à prévoir, une rentabilité beaucoup plus rapide. Aucun travaux non plus. La batterie physique l’emporte sur un point précis et déterminant : l’autonomie réelle. En cas de coupure de courant, une batterie physique continue à alimenter votre maison. La batterie virtuelle dépend entièrement du réseau. Si le réseau tombe, votre crédit virtuel est inaccessible.
Vous êtes raccordé au réseau public avec un compteur Linky et votre priorité est de maximiser vos économies sans alourdir votre budget ? La batterie virtuelle est la réponse la plus pertinente.
Vous vivez dans une zone sujette aux coupures fréquentes ou vous visez l’autonomie totale ? Une batterie solaire physique reste le bon choix. Notre guide pour bien dimensionner votre batterie solaire vous aidera à choisir la capacité adaptée à votre foyer.
Batterie virtuelle ou revente du surplus : que choisir ?
L’autre alternative au stockage virtuel, c’est la revente de votre surplus à EDF OA (Obligation d’Achat). Ce mécanisme vous permet de vendre l’électricité excédentaire à un tarif fixe garanti pendant 20 ans. En 2026, ce tarif se situe entre 0,06 et 0,13 €/kWh selon la puissance de votre installation.
La revente du surplus a un avantage majeur : un revenu garanti sur 20 ans, sans abonnement mensuel ni changement de fournisseur. En revanche, elle impose de faire poser votre installation par un installateur certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), ce qui représente un surcoût de 2 500 à 3 000 € en moyenne.
La batterie virtuelle ne nécessite pas d’installateur RGE. Vous pouvez parfaitement avoir posé vous-même votre kit panneau solaire et souscrire ensuite à une offre de stockage virtuel. La logique est différente : au lieu de vendre votre surplus, vous le réutilisez pour votre propre consommation.
Quand privilégier la revente du surplus ?
- Vous avez une installation de forte puissance (9 kWc et plus)
- Vous êtes souvent absent en journée
- Vous préférez un revenu fixe sans gestion particulière
Quand privilégier la batterie virtuelle ?
- Vous avez une installation de 3 à 6 kWc
- Vous consommez beaucoup le soir et la nuit
- Vous avez posé votre kit solaire vous-même sans passer par un installateur RGE
Un point à garder en tête : les deux dispositifs sont incompatibles sur la même installation. Vous ne pouvez pas cumuler un contrat de revente EDF OA et une offre de batterie virtuelle.

Batterie virtuelle EDF : est-ce que ça existe ?
La réponse est courte : non, EDF ne propose pas de batterie virtuelle.
EDF OA rachète votre surplus d’électricité solaire à un tarif subventionné par l’État, mais ce mécanisme est une revente pure. L’énergie injectée est achetée par EDF et redistribuée sur le réseau. Vous n’avez aucun « crédit » à récupérer ultérieurement.
La batterie virtuelle est proposée exclusivement par des fournisseurs privés spécialisés, indépendants d’EDF. Pour en bénéficier, vous devez obligatoirement changer de fournisseur d’électricité et souscrire un contrat auprès de l’un de ces opérateurs.
Si vous croisez des publicités mentionnant « batterie virtuelle EDF », vérifiez bien : il s’agit généralement d’articles comparatifs ou de sites de courtage, pas d’une offre EDF directe.
Les avantages de la batterie virtuelle solaire
Consommer 100% de votre production solaire
Le premier atout : utiliser la totalité de l’énergie produite par vos panneaux photovoltaïques. Plus de surplus gaspillé ou vendu à prix bradé. Chaque kilowattheure que vous produisez peut être consommé par votre foyer, même avec un décalage de plusieurs heures.
Réaliser des économies sur votre facture d’électricité
L’énergie récupérée via votre crédit virtuel vous coûte environ 50% du prix d’un kWh standard. Vous payez uniquement les taxes et les frais d’acheminement, soit 0,10 à 0,12 €/kWh au lieu de 0,25 €/kWh chez un fournisseur classique.
Et comme vous n’avez pas de batterie physique à financer (3 000 à 10 000 €), vos économies ne sont pas grignotées par un investissement matériel.
Une durée de vie illimitée
Une batterie physique au lithium dure en moyenne 8 à 12 ans avant de perdre en capacité. Pour tout savoir sur les garanties d’une batterie solaire physique, notre guide dédié fait le tour de la question.
La batterie virtuelle, elle, n’a aucune limite de durée d’utilisation. Le service continue tant que vous êtes sous contrat.
Une capacité de stockage illimitée
Une batterie physique plafonne entre 3 et 20 kWh. Le stockage virtuel n’a aucune limite de capacité. Vous pouvez accumuler autant de crédit énergétique que votre installation en produit.
Zéro travaux, zéro encombrement
Aucune armoire à installer dans votre garage ou votre buanderie. Aucun technicien à faire venir. Aucune modification de votre installation électrique. La batterie virtuelle est un contrat, pas un chantier.
Pas d’obligation d’installateur RGE
Si vous avez installé votre kit solaire autoconsommation vous-même, vous pouvez tout à fait souscrire à une offre de stockage virtuel. C’est un avantage de taille pour les bricoleurs qui ont posé leurs panneaux en mode DIY.
Un impact environnemental quasi nul
Pas d’extraction de matières premières, pas de batteries au lithium à fabriquer, transporter et recycler. Le stockage virtuel s’appuie sur le réseau existant. Son empreinte écologique est négligeable par rapport à une solution de stockage physique.
Les inconvénients et limites de la batterie virtuelle
La batterie virtuelle n’est pas une solution sans failles. Voici les limites à connaître avant de souscrire.
Des taxes et frais d’acheminement à payer
L’énergie restituée via votre crédit n’est pas gratuite. Vous payez les taxes (CTA, CSPE, TVA) et les frais d’acheminement, soit environ 0,10 à 0,12 €/kWh. C’est deux fois moins cher que l’achat d’énergie classique, mais ce n’est pas zéro. Sur une année, ces frais s’accumulent et réduisent l’économie brute.
Aucune protection en cas de coupure de courant
Si le réseau électrique tombe, vous n’avez plus accès à votre crédit virtuel. Contrairement à une batterie physique qui continue à alimenter votre maison, la batterie virtuelle dépend entièrement du réseau. Pas de réseau, pas d’énergie.
Indisponible pour les habitats non raccordés
Si votre maison est en site isolé, non raccordée au réseau public de distribution Enedis, la batterie virtuelle n’est pas une option. Ce service repose sur l’injection et le soutirage via le réseau : sans raccordement, impossible de l’utiliser.
Obligation de changer de fournisseur d’électricité
Pour souscrire à une batterie virtuelle, vous devez devenir client de l’opérateur qui propose ce service. Si vous êtes chez EDF, Engie ou un autre fournisseur, la résiliation est nécessaire. Le changement est gratuit et sans coupure, mais c’est une démarche que certains préfèrent éviter.
Aucune aide de l’État disponible
Contrairement à l’installation de panneaux solaires (prime à l’autoconsommation) ou à la rénovation énergétique (MaPrimeRénov’), le stockage virtuel ne bénéficie d’aucune aide publique :
- Pas de prime CEE
- Pas de crédit d’impôt
- Pas de subvention régionale
Une dépendance au modèle commercial du fournisseur
Votre batterie virtuelle est un contrat avec un fournisseur privé. Si ce fournisseur modifie ses tarifs, change ses conditions ou cesse son activité, votre dispositif est directement affecté. C’est un point de vigilance réel, surtout pour une projection à long terme.
La batterie virtuelle est-elle faite pour vous ?
Aucune solution ne convient à tout le monde. Voici comment situer votre cas.
Vous êtes bricoleur et vous avez posé votre kit solaire vous-même
Bonne nouvelle : la batterie virtuelle est faite pour vous. Elle ne nécessite pas d’installateur RGE, donc elle s’intègre parfaitement dans une démarche d’autoconsommation DIY.
Vous avez monté vos panneaux, raccordé votre micro-onduleur, et vous voulez maintenant maximiser votre production sans investir dans du matériel de stockage. L’abonnement à une batterie virtuelle est la suite logique.
C’est particulièrement pertinent si votre foyer consomme beaucoup en soirée : lave-linge, lave-vaisselle, chauffage électrique, pompe à chaleur, cuisine. Votre surplus de la journée couvre alors votre consommation du soir.
Vous cherchez la simplicité, sans gros investissement supplémentaire
Vos panneaux sont posés, votre installation tourne, et vous ne voulez surtout pas vous lancer dans un nouveau chantier. La batterie virtuelle est le choix le plus simple : un abonnement mensuel, aucune intervention technique, une activation en quelques semaines.
Avec une installation de 3 à 6 kWc qui génère du surplus régulier, le stockage virtuel vous fait économiser sans effort.
Si vous démarrez votre projet photovoltaïque avec un budget limité, consultez nos offres de kit solaire pas cher avant de dimensionner votre installation. C’est particulièrement vrai si vous avez opté pour des panneaux solaires plug and play, dont le surplus est parfaitement compatible avec une offre de stockage virtuel.
Vous voulez une vraie autonomie énergétique
Coupons court : si votre objectif principal est de ne plus jamais dépendre du réseau, la batterie virtuelle ne répondra pas à ce besoin. En cas de coupure de courant, vous perdez l’accès à votre crédit virtuel.
Pour une autonomie réelle, un kit solaire avec batterie reste le bon choix. Les deux approches peuvent aussi se combiner : une petite batterie physique pour la sécurité en cas de coupure, et un contrat de batterie virtuelle pour maximiser vos économies au quotidien.
| Profil | Batterie virtuelle ? | Batterie physique ? |
|---|---|---|
| Bricoleur DIY, consommation élevée le soir | ✅ Idéale | ❌ Pas nécessaire |
| Propriétaire cherchant la simplicité | ✅ Parfaite | ❌ Investissement lourd |
| Recherche d’autonomie totale | ❌ Insuffisante seule | ✅ Indispensable |
Batterie virtuelle et autoconsommation : ce que ça change vraiment
Le taux d’autoconsommation, c’est le pourcentage de votre production solaire que vous consommez directement. Plus ce taux est élevé, plus vous réduisez votre dépendance au réseau et votre facture d’électricité.
Sans stockage, un foyer typique autoconsomme environ 30 à 40% de sa production. Le reste est injecté dans le réseau, soit revendu, soit perdu.
Avec une batterie virtuelle, ce taux grimpe à 70 à 85% selon votre profil de consommation. Le surplus que vous auriez injecté « gratuitement » sur le réseau est comptabilisé et restituable.
Un exemple chiffré. Un foyer de 4 personnes, équipé de 6 kWc en région Centre :
| Situation | Énergie autoconsommée | Énergie injectée | Économie estimée |
|---|---|---|---|
| Sans stockage | 2 400 kWh (36%) | 4 200 kWh | Référence |
| Avec batterie virtuelle | 5 100 kWh (77%) | 1 500 kWh | 600 à 800 €/an |
Ce chiffre varie selon votre profil. Un foyer très actif en soirée (cuisine, machines, chauffage) tirera davantage de la batterie virtuelle. Un foyer souvent absent accumulera plus de crédit, qu’il absorbera le week-end ou lors de ses retours.
Le taux d’autoconsommation est le levier principal de la rentabilité de votre installation solaire. La batterie virtuelle en est l’un des activateurs les plus simples et les moins coûteux.
Combien coûte une batterie virtuelle ? Prix et offres en 2026
Les principaux fournisseurs de batterie virtuelle en France
En 2026, plusieurs fournisseurs proposent des offres de stockage virtuel sur le marché français. Voici les principaux acteurs.
Urban Solar Energy est l’un des pionniers du stockage virtuel en France. Leur offre combine la fourniture d’électricité et le service de batterie virtuelle. Le surplus injecté est crédité sur votre compte et restituable à tout moment, moyennant les frais d’acheminement et les taxes. L’abonnement mensuel varie selon la puissance de votre installation.
MyLight Systems (mylight150) propose une plateforme de gestion intelligente de l’énergie incluant le stockage virtuel. Leur système optimise la répartition entre autoconsommation directe, injection et restitution. L’offre s’adresse aux foyers équipés d’un compteur Linky avec une installation photovoltaïque raccordée.
JPME (E-battery) est un fournisseur d’électricité verte qui propose son propre service de batterie virtuelle, accessible aux producteurs en autoconsommation avec surplus, sans engagement de durée.
| Fournisseur | Type d’offre | Compteur Linky requis | Engagement |
|---|---|---|---|
| Urban Solar Energy | Fourniture + batterie virtuelle | Oui | Voir conditions |
| MyLight Systems | Gestion intelligente + stockage virtuel | Oui | Voir conditions |
| JPME (E-battery) | Fourniture verte + batterie virtuelle | Oui | Sans engagement |
À NOTER
Les tarifs d’abonnement et les conditions contractuelles évoluent régulièrement. Avant toute souscription, consultez directement le site du fournisseur pour obtenir les prix à jour. Les données de 2021 ou 2022 ne sont plus représentatives du marché actuel.
Abonnement mensuel ou acquisition unique ?
Le modèle le plus courant est l’abonnement mensuel, généralement compris entre 5 et 20 €/mois selon le fournisseur et la puissance de votre installation. Certains opérateurs incluent l’abonnement dans le prix global de leur contrat de fourniture.
Quelques fournisseurs proposent une activation à prix unique, sans abonnement récurrent. Ce modèle est plus rare mais peut convenir si vous souhaitez amortir le coût en une seule fois.
Pour évaluer la pertinence financière : si votre abonnement mensuel est de 10 € et que la batterie virtuelle vous fait économiser 50 à 60 €/mois sur votre facture, votre gain net mensuel se situe autour de 40 à 50 €. Le calcul est rapide.
La batterie virtuelle est-elle rentable ?
Voyons un calcul concret, pas à pas.
Hypothèses de départ :
- Installation : 3 kWc en région Occitanie
- Production annuelle estimée : 3 600 kWh
- Part de surplus (non consommé directement) : 60%, soit 2 160 kWh par an
- Tarif d’un kWh acheté chez un fournisseur classique : 0,25 €
- Tarif de restitution via batterie virtuelle (frais d’acheminement + taxes) : 0,12 €/kWh
- Abonnement mensuel batterie virtuelle : 10 €/mois
Scénario 1 : Revente du surplus à EDF OA
2 160 kWh × 0,09 €/kWh = 194 €/an de revenus
Scénario 2 : Batterie virtuelle
- Économie par kWh récupéré : 0,25 € – 0,12 € = 0,13 €/kWh
- Économie annuelle brute : 2 160 × 0,13 = 280 €/an
- Coût abonnement annuel : 12 × 10 = 120 €/an
- Gain net annuel : 160 €/an
La batterie virtuelle rapporte 160 €/an net dans cet exemple, contre 194 €/an pour la revente du surplus. Écart serré, mais la revente impose un installateur RGE (surcoût de 2 500 à 3 000 €), ce qui n’est pas le cas du stockage virtuel. Si vous avez posé votre kit vous-même, le gain réel de la batterie virtuelle est largement supérieur une fois le surcoût de l’installateur pris en compte.
Pour une installation plus importante (6 kWc) avec davantage de surplus, les économies via batterie virtuelle montent nettement. Et si le prix de l’électricité augmente, l’écart entre le prix de restitution et le prix standard se creuse en votre faveur.
À NOTER
Le TURPE (Tarif d’Utilisation du Réseau Public d’Électricité) est révisé périodiquement par la CRE (Commission de Régulation de l’Énergie). Une hausse du TURPE réduit l’économie réalisée via la batterie virtuelle. Une baisse l’augmente. Gardez cet élément en tête dans vos projections à long terme.
La batterie virtuelle est rentable dans la majorité des cas dès la première ou la deuxième année. Mais ce n’est pas une garantie à 20 ans : la rentabilité dépend de l’évolution des tarifs d’acheminement et du prix de l’électricité. C’est une solution à moyen terme plus souple qu’un investissement matériel figé.
Comment souscrire à une offre de batterie virtuelle ?
Les conditions à remplir avant de souscrire
Pour accéder à une offre de stockage virtuel, plusieurs prérequis sont nécessaires :
- Disposer d’une installation photovoltaïque raccordée au réseau public de distribution (les installations hors-réseau ne sont pas éligibles)
- Avoir un compteur Linky communicant installé à votre domicile
- Produire régulièrement un surplus de production solaire (si vous autoconsommez 100% de votre énergie, le stockage virtuel n’a aucun intérêt)
- Ne pas être sous contrat de revente totale de votre production
Les étapes de souscription
Le processus est entièrement dématérialisé :
Choisir votre fournisseur de batterie virtuelle (consultez le comparatif ci-dessus)
Résilier votre contrat de fourniture actuel si nécessaire, ou vérifier la compatibilité avec votre fournisseur actuel
Fournir votre numéro de PDL (Point de Livraison, inscrit sur votre compteur Linky ou votre facture d’électricité) et les caractéristiques de votre installation photovoltaïque
Signer le contrat de batterie virtuelle en ligne
Activation automatique via le compteur Linky, en général sous 2 à 4 semaines
Aucune intervention technique à votre domicile. Aucun matériel à installer. Vous passez de « surplus injecté gratuitement sur le réseau » à « surplus comptabilisé et restituable » sans toucher à votre installation.
Vous avez un projet solaire et vous souhaitez maximiser votre autoconsommation ? Nos experts Mon Kit Solaire vous accompagnent dans le choix de votre installation.
Batterie virtuelle ou batterie physique : notre conclusion
La batterie virtuelle est la solution la plus simple et la plus économique pour maximiser votre autoconsommation sans investissement matériel. Elle transforme votre surplus solaire en crédit énergétique récupérable quand vous en avez besoin, à moitié prix.
Vous êtes raccordé au réseau, votre compteur Linky est installé, vous produisez régulièrement du surplus ? Le stockage virtuel mérite sérieusement d’être envisagé. C’est particulièrement vrai si vous avez posé votre kit vous-même et que vous n’avez pas accès au contrat de revente EDF OA.
Si votre priorité est l’autonomie totale et la protection contre les coupures, la batterie physique reste la bonne réponse. Les deux solutions peuvent aussi se compléter : une petite batterie physique pour le secours, un contrat de batterie virtuelle pour le quotidien.
Besoin d’aide pour choisir la bonne configuration ? Nos experts Mon Kit Solaire sont disponibles pour vous accompagner.
Besoin d’aide pour finaliser votre projet solaire ?
Appelez maintenant ou choisissez un créneau horaire pour parler de votre projet avec nos experts.
*Appel non surtaxé – Conseillers disponibles du lundi au vendredi de 8h à 19h
FAQ : vos questions sur la batterie virtuelle
Puis-je cumuler une batterie virtuelle avec la revente du surplus à EDF OA ?
Non. Les deux contrats sont incompatibles sur la même installation. Si vous revendez votre surplus à EDF OA, vous ne pouvez pas simultanément le créditer sur une batterie virtuelle. Vous devez choisir l’un ou l’autre.
Que se passe-t-il si je consomme plus que mon crédit virtuel disponible ?
Vous achetez le complément à votre fournisseur au tarif normal de votre contrat. Le crédit virtuel couvre uniquement la quantité d’énergie que vous avez préalablement injectée. Au-delà, c’est de l’achat classique d’électricité.
Y a-t-il une limite à la quantité d’énergie stockée virtuellement ?
En théorie, la capacité de stockage virtuel est illimitée. En pratique, certains contrats prévoient un plafond mensuel ou annuel. Vérifiez les clauses de votre contrat avant la souscription.
La batterie virtuelle fonctionne-t-elle en cas de coupure de courant ?
Non. La batterie virtuelle repose sur le réseau électrique. Si le réseau tombe, vous n’avez plus accès à votre crédit énergétique. Seule une batterie physique peut assurer la continuité d’alimentation pendant une coupure.
Quel est le délai d’activation d’une batterie virtuelle après souscription ?
Comptez 2 à 4 semaines entre la signature du contrat et l’activation effective du service. Ce délai correspond au temps de traitement par Enedis pour paramétrer votre compteur Linky.
Puis-je changer de fournisseur de batterie virtuelle ?
Oui. Le changement de fournisseur d’électricité est libre et gratuit en France. Respectez le préavis contractuel de votre fournisseur actuel (en général 1 à 3 mois), puis souscrivez auprès du nouveau. Votre crédit virtuel accumulé chez l’ancien fournisseur sera en revanche perdu : renseignez-vous sur les conditions de clôture avant de résilier.
Mon crédit virtuel est-il remis à zéro chaque mois ?
Cela dépend du contrat. Certains fournisseurs réinitialisent le crédit chaque mois : ce que vous n’avez pas consommé est perdu. D’autres fonctionnent sur une fenêtre annuelle, vous laissant accumuler du crédit sur toute l’année. Ce point est déterminant pour votre rentabilité réelle : à vérifier à la souscription.
La batterie virtuelle est-elle compatible avec un kit solaire plug and play ?
Oui, à condition que votre installation soit raccordée au réseau public avec un compteur Linky communicant. Un panneau solaire plug and play branché sur une prise classique injecte son surplus dans le réseau de la même manière qu’une installation en toiture.



