Alors que le prix de l’énergie ne cesse d’augmenter ces dernières années, les ménages français sont de plus en plus à la recherche de solutions pour alléger leur facture d’électricité. Produire sa propre électricité grâce à l’autoconsommation solaire s’impose ainsi comme une option idéale pour gagner en indépendance énergétique et réaliser des économies significatives tout au long de l’année. Mais de quoi s’agit-il concrètement ? Quels sont les différents fonctionnements d’autoconsommation solaire ? Quelles économies espérer sur votre facture d’électricité ? Quelles sont les aides financières à votre disposition pour mettre en place votre installation photovoltaïque en autoconsommation ? Voyons tout cela ensemble.
L’autoconsommation solaire en bref
- L’autoconsommation solaire consiste à consommer en priorité l’électricité produite par vos panneaux solaires
- Il existe différents fonctionnements d’autoconsommation solaire : totale, avec injection gratuite du surplus, avec revente du surplus, avec stockage sur batterie physique ou virtuelle, etc.
- La mise en place d’une batterie solaire peut permettre de faire grimper son taux d’autoconsommation jusqu’à 80 %
- Il existe plusieurs aides pour vous aider à la mise en place d’une installation solaire en autoconsommation : la prime à l’autoconsommation, EDF OA, la TVA à prix réduit
Qu’est-ce que l’autoconsommation solaire ?
L’autoconsommation solaire, encadrée en France depuis l’arrêté du 9 juillet 2006, est le fait de consommer l’électricité que vous produisez vous-même à l’aide de vos panneaux solaires. Pour être plus précis, il s’agit de consommer en priorité l’électricité générée par votre installation photovoltaïque. Vous avez en effet toujours la possibilité de puiser l’énergie du réseau public afin de compléter votre production solaire, si vos modules ne produisent pas suffisamment (par temps très couvert) ou pas du tout (la nuit).
Attention à ne pas confondre autoconsommation avec autoproduction. Ce dernier terme indique simplement le fait de produire vous-même de l’électricité grâce à une centrale solaire installée à votre domicile. Vous pouvez ensuite choisir d’autoconsommer cette énergie, comme nous l’avons expliqué ci-dessus, mais aussi de la revendre.
Alors, quel est l’intérêt de l’autoconsommation ? Hé bien, c’est tout simple : plus vous consommez votre propre énergie gratuite, moins vous utilisez l’énergie payante du réseau public, et donc plus vous réduisez votre facture énergétique annuelle. Au prix actuel de l’énergie (qui risque fortement d’encore augmenter dans les prochaines années), cela vous permet de réaliser des économies significatives sur vos charges annuelles. Des économies qui peuvent encore être augmentées en souscrivant une offre de revente du surplus comme EDF OA ou MK-Surplus, qui consiste à vendre votre excédent de production afin de générer un revenu d’appoint.
Il s’agit d’une option beaucoup plus rentable que la revente totale, qui consiste à revendre à un fournisseur d’énergie l’ensemble de votre électricité autoproduite. Vous devez alors acheter l’électricité que vous consommez pour alimenter les appareils de votre foyer, puisque toute votre autoproduction a été vendue. Cette option, tout à fait valable il y a encore quelques années, n’a plus d’intérêt réel aujourd’hui car le prix de revente du kWh est beaucoup plus bas que celui d’achat auprès d’un fournisseur. Il est donc plus rentable d’utiliser les kWh produits par votre installation solaire afin de ne pas avoir à les acheter à un prestataire extérieur, que de les revendre. D’ailleurs, les ménages français l’ont bien compris : déjà en fin 2024, 56,4 % des installations photovoltaïques françaises produisaient de l’électricité partiellement ou totalement autoconsommée.

Comment fonctionne l’autoconsommation photovoltaïque ?
Le fonctionnement de l’autoconsommation photovoltaïque est assez simple à comprendre. On peut le décomposer en 6 étapes simples :
- Les cellules photovoltaïques contenues dans les panneaux solaires, composées de silicium, captent les rayons solaires. Attention aux confusions : elles captent le rayonnement du soleil, autrement dit sa lumière, et non pas sa chaleur. D’ailleurs, les modules n’apprécient pas la chaleur, leur rendement commence à chuter à partir de 25 °C. Autre précision importante, les nuages peuvent réduire le rendement des cellules mais n’empêchent absolument pas les panneaux de produire de l’électricité.
- Lorsqu’il est frappé par la lumière du soleil, le silicium, matériau semi-conducteur, crée un champ électrique qui génère un mouvement des électrons. C’est ce mouvement entre les 2 couches du semi-conducteur qui crée un courant électrique continu (DC). À noter : le rendement de conversion de la cellule qui traduit la transformation de l’énergie solaire en courant électrique détermine le rendement du panneau photovoltaïque.
- Le courant continu produit grâce à l’effet photovoltaïque décrit précédemment n’est pas utilisable en l’état, ni pour alimenter les appareils électriques de votre foyer, ni pour être injecté dans le réseau public afin d’être revendu. C’est là qu’intervient l’onduleur ! Quel que soit le modèle choisi, son rôle principal est de convertir le courant continu généré par vos modules en courant alternatif (AC), directement utilisable à votre domicile.
- L’onduleur ou le micro-onduleur est relié à un coffret électrique de sécurité, lui-même relié au tableau électrique de l’installation. L’usager injecte donc directement l’électricité produite par les panneaux dans le réseau domestique via le tableau électrique ou via une simple prise de courant 220 V dans le cas de stations solaires plug and play. Aucune manipulation n’est nécessaire pour envoyer l’électricité vers vos équipements : celle-ci prend systématiquement le chemin le plus court, en l’occurrence elle va d’abord aller automatiquement vers votre installation électrique avant d’être envoyée sur le réseau.
- Si votre production s’avère insuffisante pour alimenter l’ensemble de vos équipements électriques en fonctionnement à un instant T, c’est le réseau qui prend en relais et qui vous fournit en énergie. Vous n’avez donc aucun risque de manquer d’électricité.
- Au contraire, si votre production est plus importante que votre consommation, vous disposez alors de ce qu’on appelle un excédent de production, ou surplus de production. Celui-ci est alors injecté sur le réseau, soit gratuitement, soit en revente. Il est donc vivement conseillé de souscrire une offre de revente du surplus, afin de générer un revenu d’appoint avec cet excédent plutôt que de le gâcher.
Le rôle de l’onduleur dans l’autoconsommation
Revenons rapidement sur l’onduleur solaire, dont le rôle essentiel au sein de la chaîne de production d’énergie photovoltaïque est souvent sous-estimé. Véritable cœur de votre centrale, c’est lui qui transforme le courant continu en courant alternatif, utilisable pour alimenter vos appareils domestiques et injectable au sein du réseau.
Cet appareil peut prendre la forme soit d’un onduleur central, soit d’un onduleur hybride (utilisable avec une batterie pour stocker votre électricité autoproduite), soit de plusieurs micro-onduleurs branchés en parallèle. Voici un bref récapitulatif des avantages et inconvénients de chaque modèle :
| Type d’onduleur | Avantages | Inconvénients |
| Onduleur central | Prix économique et installation intérieure (équipement protégé et facilement accessible) | Montage en série : si un dysfonctionnement apparaît sur un panneau, il impacte l’ensemble de la chaîne de production |
| Micro-onduleur | Installation en parallèle (1 micro-onduleur par panneau ou par paire de panneaux), qui permet d’isoler tout panneau défectueux et d’en limiter l’impact sur les autres modules, assurant la sécurité et la productivité de votre parc solaire | Prix d’ensemble généralement plus élevé, à cause du nombre de micro-onduleurs à acheter |
| Onduleur hybride | Possibilité de stocker l’excédent de production sur une batterie solaire, et de répartir de façon automatisée l’énergie autoproduite entre les équipements domestiques, la batterie solaire et le réseau | Un prix d’achat plus élevé que celui d’un onduleur central |
Les différents types d’autoconsommation solaire
L’autoconsommation avec vente de surplus
L’autoconsommation avec revente du surplus consiste à utiliser une partie de l’électricité autoproduite par vos panneaux solaires afin d’alimenter les équipements électriques de votre maison, et à revendre le surplus non consommé, qui sera alors injecté dans le réseau public d’Enedis.
Il est possible de revendre votre surplus auprès de différents prestataires, le plus connu étant EDF OA (Obligation d’Achat), qui propose un tarif de rachat fixe sur 20 ans à compter de la signature du contrat. Ce tarif est fixé par la CRE (Commission de Régulation de l’Énergie) et est réévalué chaque trimestre. À titre purement indicatif, il est de 0,04 €/kWh pour les installations d’une puissance inférieure ou égale à 9 kWc en mai 2026.
Pour profiter du dispositif EDF OA, il faut toutefois respecter plusieurs conditions d’éligibilité, comme :
- Disposer d’un compteur Linky
- Être raccordé au réseau Enedis
- Avoir fait poser votre parc photovoltaïque par un installateur certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement)
Si vous souhaitez installer vous-même un kit solaire autoconsommation DIY afin d’éviter le surcoût de l’intervention d’un professionnel RGE, vous pouvez vous tourner vers l’offre de rachat MK-Surplus plutôt qu’EDF OA.
L’autoconsommation avec injection gratuite
Cette option consiste à consommer votre électricité solaire, et à simplement injecter votre excédent de production au sein du réseau public sans en tirer de compensation financière. Il s’agit d’une solution à éviter, puisque cela revient à jeter par la fenêtre une partie de votre production au lieu de la rentabiliser.
L’autoconsommation totale
L’autoconsommation totale, comme son nom l’indique, consiste à consommer l’entièreté de l’énergie solaire produite par vos panneaux photovoltaïques. À la différence de la revente du surplus ou de l’injection gratuite, la totalité de votre production est donc consommée sur place.
En théorie, il suffirait pour cela de calculer avec précision la capacité de production correspondant parfaitement à vos besoins de consommation afin de fonctionner en autoconsommation totale. En pratique, ce calcul est impossible, à cause des fluctuations de production dues aux variations climatiques, et au fait que votre consommation n’est jamais exactement la même d’un jour à l’autre.
Le meilleur moyen d’assurer une autoconsommation totale est donc d’opter pour l’autoconsommation avec stockage, en équipant votre centrale photovoltaïque d’une batterie solaire. Dans cette configuration, vous mettez de côté votre surplus sur votre batterie afin de le réutiliser lorsque vos panneaux ne produisent pas (la nuit) ou pas suffisamment (en soirée ou par temps très couvert).
Cerise sur le gâteau : en plus de vous permettre de fonctionner en autoconsommation totale, l’utilisation d’une batterie vous offre une plus grande autonomie au réseau de distribution. Elle vous permet ainsi d’éviter de subir les coupures de courant dues aux pannes qui surviennent ponctuellement sur le réseau de distribution.
Autoconsommation physique ou virtuelle : quelle différence ?
Deux notions peuvent s’avérer confusantes : l’autoconsommation physique et l’autoconsommation virtuelle. Ou plutôt, pour être précis : l’autoconsommation avec stockage physique et l’autoconsommation avec stockage virtuel.
L’autoconsommation avec stockage physique consiste à stocker votre surplus sur une batterie physique, autrement dit un équipement de stockage bien réel installé chez vous et relié à votre parc photovoltaïque. C’est ce dont nous venons de parler en détail dans la partie précédente, et c’est l’option que nous privilégions au sein des kits d’autoconsommation avec stockage proposés chez Mon Kit Solaire.
L’autoconsommation avec stockage virtuel consiste à souscrire un contrat de batterie virtuelle. Il ne s’agit pas ici d’un équipement physique, mais plutôt d’une offre pouvant s’apparenter à la revente du surplus. Concrètement, votre excédent de production est injecté au sein du réseau public. Une quantité équivalente de kWh est ensuite créditée par votre fournisseur et est mise à votre disposition à prix réduit : vous ne payez que les taxes et les frais d’acheminement.
Voici un rapide comparatif des batteries virtuelles ou physiques :
| Batterie physique | Batterie virtuelle | |
| Investissement | Élevé | Faible |
| Autonomie au réseau | Forte | Nulle |
| Complexité de mise en place | Élevée dans le cas d’une batterie classique, faible dans le cas d’une batterie plug and play | Faible (simple souscription) |
| Rentabilité | Bonne | Moyenne |
| Durabilité | Entre 10 et 15 ans pour une batterie LiFe PO4 | Infinie |
L’autoconsommation individuelle et collective
Afin de traiter le sujet de la manière la plus complète possible, il convient de parler brièvement de deux autres notions qu’on peut trouver en ce qui concerne l’autoconsommation : l’autoconsommation individuelle et l’autoconsommation collective. La différence est toute simple.
L’autoconsommation individuelle consiste à produire et consommer son électricité au sein d’un seul foyer. C’est le cas standard pour un ménage ayant installé un kit solaire sur le toit de sa maison ou sur son terrain.
L’autoconsommation collective consiste à grouper plusieurs producteurs et consommateurs vivant sur un même périmètre (généralement un immeuble) et utilisant une même installation photovoltaïque. C’est une opportunité intéressante pour des propriétaires n’ayant pas un accès direct et exclusif à leur toiture et souhaitant autoconsommer leur propre électricité. Cela demande toutefois l’accord de l’ensemble des co-propriétaires pour être mis en place.
Autoconsommation solaire : quelles économies sur la facture d’électricité ?
Avant de répondre à cette question, il convient de rappeler la différence entre taux d’autoconsommation et taux d’autoproduction. Le taux d’autoproduction représente la part des besoins en électricité couverts par la production de vos panneaux solaires. Le taux d’autoconsommation, par contre, indique la part de votre production solaire qui est consommée par vos équipements électriques (immédiatement ou en différé si vous disposez d’une batterie de stockage).
En autoconsommation standard avec revente du surplus, il est possible de réaliser entre 25 et 50 % d’économies sur votre facture d’électricité annuelle. Vous pouvez même espérer faire grimper votre taux d’autoconsommation à 70, voire 80 % grâce à l’utilisation d’une batterie de stockage parfaitement dimensionnée.
Il est honnêtement difficile d’être plus précis, tout simplement parce que les économies concrètes que vous pouvez réaliser grâce à l’autoconsommation dépendent de nombreux facteurs, notamment :
- Vos habitudes de consommation
- Votre capacité à faire correspondre vos pics de production avec vos pics de consommation (cela peut être optimisé grâce à l’utilisation d’outils de monitoring, notamment les applications de suivi de production ou les assistants connectés comme Ecojoko)
- Le dimensionnement de vos panneaux solaires et de votre batterie
- La qualité et l’entretien de votre équipement photovoltaïque
- L’ensoleillement de votre région d’habitation
- L’orientation et l’inclinaison de vos panneaux
- Etc.
On peut par contre estimer qu’en règle générale, une installation photovoltaïque bien dimensionnée et bien installée sera amortie entre 8 et 12 ans. Sachant que la durée de vie des panneaux solaires bien entretenus peut aller jusqu’à 40 ans, cela vous assure des économies conséquentes sur le long terme.
Afin de vous donner une idée des économies envisageables, voici à titre purement indicatif une simulation rapide des économies générées par la production d’un parc solaire résidentiel de 6 kWc installé dans le sud de la France :
- Production annuelle moyenne : 7 200 kWh
- Taux d’autoconsommation : 50 %
- Production annuelle moyenne autoconsommée : 3 600 kWh
- Prix du kWh en TRV option Base : 0,1952 €/kWh
- Économies réalisables : (3 600 x 0,1952) = 700 €/an
- Quantité de surplus revendu : 3 600 kWh
- Prix de rachat : 0,04 €/kWh
- Revenu généré par la revente de surplus auprès d’EDF OA : 144 €
=> Total des économies réalisées sur la facture d’électricité annuelle : 844 €
Comment optimiser son taux d’autoconsommation ?
Il existe plusieurs leviers à exploiter pour booster votre taux d’autoconsommation et optimiser la rentabilité de votre installation solaire afin d’augmenter vos économies d’énergie :
- Caler le fonctionnement de vos appareils les plus énergivores sur vos pics de production. Vous pouvez ainsi programmer votre chauffe-eau, votre lave-linge, votre sèche-linge, votre lave-vaisselle, etc. pour qu’ils fonctionnent lorsque vos panneaux solaires produisent le plus : entre 11 h et 14 h par temps ensoleillé.
- Stocker votre surplus de production d’énergie solaire sur une batterie physique afin de l’utiliser en soirée et la nuit, lorsque vos panneaux produisent peu ou pas du tout.
- Rediriger automatiquement une partie de votre surplus de production vers votre chauffe-eau via un routeur ou un onduleur hybride.
- Utiliser un outil de gestion d’énergie comme Ecojoko ou une box solaire comme l’APS ECU-R pour suivre votre production et votre consommation d’électricité en temps réel.
- Recharger votre voiture électrique pendant vos pics de production à l’aide d’une borne de recharge solaire.

Par ailleurs, qui dit optimisation de l’autoconsommation, dit également optimisation de la production. Assurez-vous donc bien :
- De faire réaliser un dimensionnement précis de votre installation, afin que votre capacité de production corresponde à vos besoins de consommation
- De mettre en place vos panneaux avec une orientation plein sud, ou au moins sud-ouest ou sud-est
- D’installer vos modules selon une inclinaison d’environ 30° par rapport au sol
- De nettoyer vos panneaux une à deux fois par an à l’aide d’un chiffon doux et d’eau non pressurisée
- De contrôler au moins une fois par an l’état de vos équipements photovoltaïques : panneaux mais aussi onduleur ou micro-onduleurs, câbles, connexions, supports de fixations, etc.
En prêtant attention à tous ces points de vigilance et en adoptant des habitudes de production et de consommation adaptées, vous pouvez espérer atteindre un taux d’autoconsommation de 40 à 60 % sans batterie, et pouvant aller jusqu’à 80 % avec batterie.
Aides financières pour l’autoconsommation solaire
Il existe plusieurs dispositifs d’aides au financement d’installations solaires en autoconsommation mises en place par l’État français. en voici une rapide présentation. Pour tout savoir en détail sur ce sujet, n’hésitez pas à aller consulter notre guide complet des aides aux panneaux solaires.
La Prime à l’autoconsommation
La prime à l’autoconsommation est une prime à l’investissement versée un an après la mise en fonctionnement de votre installation solaire. Ses montants sont réévalués tous les 3 mois par la CRE et dépendent de la puissance installée :
| Puissance | Montant | Exemples |
| De 0 à 9 kWc | 80 €/kWc | – Installation de 3 kWc : 240 €– Installation de 6 kWc : 480 €– Installation de 9 kWc : 720 € |
| De 9 à 36 kWc | 140 €/kWc | – Installation de 12 kWc : 1 680 €– Installation de 36 kWc : 5 040 € |
| De 36 à 100 kWc | 70 €/kWc | – Installation de 50 kWc : 3 500 €– Installation de 100 kWc : 7 000 € |
Montants en vigueur au 16/05/2026
Pour pouvoir bénéficier de la prime à l’autoconsommation, il est obligatoire de respecter plusieurs critères d’éligibilité :
- Ne pas dépasser une puissance maximale de 100 kWc
- Installer ses panneaux sur toiture
- Souscrire une offre d’autoconsommation avec revente du surplus
- Faire poser ses modules par un professionnel certifié RGE
L’obligation d’achat d’EDF OA
Nous ne nous attarderons pas sur ce dispositif, que nous avons déjà évoqué un peu plus tôt dans cet article. Rappelons simplement qu’il s’agit d’un dispositif subventionné par l’État, qui propose un tarif de rachat du surplus fixe sur 20 ans. Réévalué tous les 3 mois, il est de 0,04 €/kWh pour les installations de 9 kWc ou moins en mai 2026.
La TVA à taux réduit
Depuis le 1er octobre 2025, le taux de TVA est réduit à 5,5 % sur la livraison et la pose des installations photovoltaïques développant une puissance inférieure ou égale à 9 kWc. Les conditions permettant de bénéficier de ce taux de TVA réduit sont fixées par l’arrêté du 8 septembre 2025 :
- Le bilan carbone des modules doit être inférieur à 530 kgCO 2 eq/ kWc ;
- La quantité d’argent des cellules doit être inférieure à 14 mg/ W ;
- La teneur de plomb des modules doit être inférieure à 0,1 % ;
- La teneur de cadmium des modules doit être inférieure à 0,01 % ;
- L’installation doit être associée à un système de gestion d’énergie permettant de collecter en temps réel les données de production et de consommation et de piloter le comportement de consommation des équipements électriques.
Les aides locales
Certaines communes, régions et collectivités proposent à leurs habitants de bénéficier d’aides locales afin de les aider à financer la mise en place de leur parc solaire résidentiel. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie ou de votre conseil départemental ou régional.
Quelles démarches pour une installation en autoconsommation ?
Plusieurs démarches (variables selon votre cas de figure) doivent être effectuées avant la mise en place d’une installation solaire en autoconsommation.
Tout d’abord, la demande d’autorisation préalable en mairie. Si votre installation est installée à plus de 1m80 de hauteur et/ou développe une puissance de plus de 3 kWc, vous devez obligatoirement déposer une demande d’autorisation préalable auprès du service urbanisme de votre commune. Si vous n’avez reçu aucune réponse de votre mairie au bout d’un mois après dépôt du dossier, vous pouvez considérer que votre demande est automatiquement acceptée.
Ensuite, vous devez déposer une convention d’autoconsommation (CAC) auprès d’Enedis. Il s’agit ici d’une déclaration à titre informatif, aucune acceptation n’est attendue de la part du gestionnaire du réseau public. Il est toutefois obligatoire de l’envoyer avant la mise en place de votre installation solaire. Cette démarche peut être effectuée directement en ligne sur le site internet d’Enedis.
Si vous souhaitez revendre votre surplus de production, vous devez obligatoirement obtenir une attestation CONSUEL, qui assure la conformité de votre installation en autoconsommation.
Enfin, si vous habitez en zone protégée (ou zone classée), vous devez obligatoirement demander l’autorisation des ABF (Architecte des Bâtiments de France) avant de mettre en place vos panneaux solaires, même si votre installation photovoltaïque développe une puissance inférieure à 3 kWc.
Notez que pour vous simplifier la vie et vous assurer plus de sérénité, les conseillers Mon Kit Solaire peuvent prendre en charge la totalité des démarches administratives relatives à la mise en place de votre parc photovoltaïque. Pour en savoir plus, c’est par ici !
L’autoconsommation solaire est-elle faite pour vous ?
L’autoconsommation, et plus particulièrement l’autoconsommation avec revente du surplus et l’autoconsommation avec stockage sur batterie, est un mode de fonctionnement particulièrement rentable à moyen et long terme et adapté à de nombreux profils de consommation.
Le cas de figure idéal est un ménage propriétaire d’une maison dont un pan de toiture est orienté plein sud, sud-est ou sud-ouest. Vous profitez alors des principaux critères pour profiter d’un taux d’autoconsommation élevé, que vous pouvez espérer faire grimper jusqu’à 80 % avec l’ajout d’une batterie solaire.
Vous pouvez alors privilégier soit :
- La sérénité : vous déléguez la mise en place de votre parc solaire à un professionnel certifié RGE, qui s’occupe de la pose et du raccordement de votre équipement et vous couvre avec son assurance décennale.
- Les économies : vous mettez en place vous-même un kit solaire DIY prêt à installer, et économisez ainsi en moyenne entre 2 000 et 5 000 € de frais de pose.
Notez qu’il est également possible de vous lancer dans l’autoconsommation en habitant en appartement, soit en optant pour l’autoconsommation collective si vous êtes propriétaire et si les autres co-propriétaires acceptent, soit en mettant en place une station plug and play sur votre balcon ou votre terrasse si votre appartement en possède.
Vous souhaitez savoir si la configuration de votre logement se prête à un taux élevé d’autoconsommation solaire ? Contactez vite nos experts et obtenez une réponse sous 48 h.
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Appelez maintenant ou choisissez un créneau horaire pour parler de votre projet avec nos experts.
*Appel non surtaxé – Conseillers disponibles du lundi au vendredi de 8h à 19h
FAQ – Questions fréquentes sur l’autoconsommation solaire
Les panneaux solaires produisent-ils la nuit en autoconsommation ?
Non, les panneaux photovoltaïques ne peuvent produire de l’électricité que lorsque le soleil brille. Il est par contre possible de stocker l’énergie solaire la journée sur une batterie afin de l’autoconsommer le soir et la nuit.
Est-ce que l’autoconsommation fonctionne par temps nuageux ?
Oui, la lumière du soleil passe à travers les nuages. Les panneaux solaires continuent donc de produire par temps nuageux, même si leur rendement est réduit, et il est donc possible d’autoconsommer votre propre électricité.
Faut-il obligatoirement une batterie pour faire de l’autoconsommation ?
Non, l’utilisation d’une batterie n’est absolument pas indispensable pour profiter d’un fonctionnement en autoconsommation solaire. Elle permet toutefois d’améliorer de façon significative votre taux d’autoconsommation, que vous pouvez alors espérer faire grimper jusqu’à 70 voire 80 %.
Peut-on faire de l’autoconsommation en appartement ou en location ?
Il est possible de vous lancer dans l’autoconsommation en posant une station solaire plug and play sur votre balcon ou votre terrasse, si votre appartement en est équipé. Votre capacité de production sera toutefois beaucoup plus limitée qu’avec une installation plus puissante sur toiture, ce qui bridera votre taux d’autoconsommation.
Faut-il déclarer ses revenus de revente du surplus aux impôts ?
Vous n’avez pas à payer l’impôt sur le revenu pour la vente de votre surplus de production solaire si votre installation a une puissance inférieure ou égale à 3 kWc, si elle est raccordée au réseau public en 2 points ou plus et si elle n’est pas utilisée pour l’exercice d’une activité professionnelle. Si une ou plusieurs de ces trois conditions n’est pas remplie, vous devrez par contre vous acquitter de l’impôt sur le revenu. (source)
Combien de temps avant d’amortir un kit solaire en autoconsommation ?
Comptez en moyenne entre 8 et 12 ans pour amortir l’achat et l’installation d’un parc solaire résidentiel en autoconsommation. Bien entendu, ce temps de retour sur investissement peut fortement varier en fonction de critères propres à votre projet : l’ensoleillement de votre région, le prix d’achat de vos équipements, le choix de faire appel à un installateur professionnel ou de poser vous-même un kit solaire DIY, les conditions d’installation de vos panneaux, vos habitudes de consommation, etc.





